Depuis le temps que j’en parle, le voilà enfin mon blog. Ouf! Ce n’était pas une mince affaire, et en passant, les bébés sont pas mal moins compliqués !!!   «si j’avais su…» 

Avant toutes choses, surtout pour celles et ceux qui ne me connaissent pas personnellement, je vous invite à lire À PROPOS DE MOI : METTONS LES CHOSES CLAIRES DÈS LE DÉPART, question que vous ne soyez pas trop déçus ou scandalisés par mes propos.

Pour tout savoir sur l’origine, la gestation et la mise en ligne de ce site : LE BLOG : SON ORIGINE, SON IDENTITÉ

J’aimerais que vous preniez quelques minutes pour lire les règles d’étiquette, question d’éviter le dérapage : ON PEUX-TU S’ENTENDRE LÀ DESSUS? et demandez aux gens avec qui vous le partagez de faire pareil !!!

J’ai déjà des collaboratrices (Kathleen, Karine et Annie qui s’en viennent). Je vous invite à les rencontrer sous la rubrique MES IDOLES sur la page d’accueil. Merci les filles, c’est un honneur et un privilège de vous avoir. Je vous aime d’amour.  Évidemment, d’autres personnes tout aussi extraordinaires se grefferont au fur et à mesure, et ne vous inquiétez pas, je ne manquerai pas de vous les faire découvrir.

Pour que ce blog fasse du sens, j’ai besoin de vous : n’hésitez pas à intervenir pour l’améliorer, le rendre intelligent ou pertinent et surtout, n’oubliez pas de le partager. Avec la force du nombre, on changera le monde !!! (j’exagère à peine)

À nous tous, je nous souhaite des heures de plaisir, des discussions aussi passionnées qu’endiablées, des fous rires, des larmes, quelques âneries mais surtout de belles rencontres. Longue vie au blog.

Chantal

 

 

 

Les préparations commerciales pour nourrisson : un point de vue qui va au-delà du « j’en ai eu et je ne suis pas morte!!! »

La décision d’en donner revient à chaque parent. Des milliers de bébés en ont eu et ils ne sont pas morts. Mais au-delà du : «j’en ai eu et je ne suis pas morte», qu’avons-nous besoin de savoir pour prendre une décision éclairée? Les préparations commerciales sont faites à base de lait de vache ou de soya et ne répondent qu’en partie aux besoins nutritionnels des bébés humains, et pas du tout aux besoins immunologiques. Depuis le début, les manufacturiers déclament un lait toujours plus près de celui de maman. Et depuis toujours, des composantes sont ajoutées ou enlevées sans que des preuves suffisantes et solides soient fournies quant à l’innocuité des ces mêmes composantes. Les préparations commerciales représentent la plus vaste expérience in vivo de l’histoire de l’humanité et n’étant pas considérées comme des médicaments, elles ne sont pas assujetties aux mêmes règles de sécurité. On n’est peut-être pas mort, mais est-on en santé?

Quelques publicités anciennes, mais toujours les mêmes messages… Avec le temps, ces messages ont fait leur chemin et l’alimentation artificielle est devenue la norme culturelle occidentale.

       

Savez-vous qu’à l’âge de 8 mois, les bébés nourris aux préparations commerciales ont consommé 30 000 calories de plus que les bébés exclusivement allaités. 30 000 calories, c’est 120 tablettes de chocolat! (Riordan, Breastfeeding and Human Lactation, Jones and Bartlett, 1999)

 

Vous pouvez aussi lire : Les préparations commerciales… et L’allaitement : panacée ou fausse publicité

 

 

Vos commentaires sont lus et appréciés, merci

 

 

La science derrière le contact peau à peau

En Suède, le contact peau à peau ininterrompu est une pratique courante. Serez-vous étonné si je vous dis que les bébés s’en portent très bien? Pourquoi nos bébés seraient-ils différents? Trop souvent, le bébé n’est laissé sur le corps de sa mère que quelques minutes. Évidemment, il n’a pas le temps de ramper au sein, de chercher le mamelon et de téter. La rencontre n’a pas lieu au moment où le bébé est le plus alerte et guidé par ses réflexes. Le bébé est ramené plus tard à sa mère, tout emballé et propre, et le plus important, pesé! Mais on s’en fout de savoir combien il pèse le bébé! Pensez-vous réellement que son poids sera différent deux heures plus tard?

Ce que dit l’OMS concernant les soins immédiats au bébé dans le document : Les soins liés à un accouchement normal

Directement après la naissance, il convient de veiller l’état du nouveau-né. L’attention accordée fait partie intégrante des soins dans le cadre d’une naissance normale, et l’Organisation mondiale de la Santé souligne l’importance d’une approche unifiée des soins à la mère et au bébé (WHO 1994c). Les soins immédiats consistent à s’assurer que les voies respiratoires sont dégagées, à prendre des mesures pour maintenir la température corporelle, à clamper et couper le cordon et à faire téter le bébé dès que possible. Chacun de ces éléments a fait l’objet d’abondantes recherches et de nombreux débats, mais le présent groupe de travail technique sur l’accouchement normal a l’avantage de pouvoir se reporter aux travaux et aux recommandations du groupe de travail technique sur les soins essentiels au nouveau-né (OMS 1996). Dans le présent rapport, seuls quelques aspects des soins immédiats au nouveau-né seront mentionnés brièvement.

Immédiatement après la naissance, le bébé doit être séché dans des serviettes ou des linges chauds, et placé sur le ventre ou dans les bras de la mère. L’état du bébé est évalué et on s’assure simultanément de l’aération des voies respiratoires (si besoin est). Il est important de maintenir la température corporelle du bébé; les nouveau-nés exposés au froid d’une salle d’accouchement peuvent subir une baisse sensible de température et souffrir en conséquence de problèmes métaboliques. On évitera une chute de la température du nouveau-né en le mettant ou contact du corps de sa mère.

Pour en savoir plus sur les évidences scientifiques du contact peau à peau : Moore ER, Anderson GC, Bergman N. Early skin-to-skin contact for mothers and their healthy newborn infants. Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 2. Art. No.: CD003519. DOI: 10.1002/14651858.CD003519.pub2  / http://www.cochrane.org/reviews/en/ab003519.html), ou consultez le site Internet de l’OMS.

Le Dr Nils Bergman, d’Afrique du Sud, est sans aucun doute une de nos sommités dans la recherche sur les soins en maman kangourou et le contact peau à peau.

Trois entrevues avec Dr Bergman à voir : http://vimeo.com/16323781

Pour plus d’informations : http://www.kangaroomothercare.com/ et http://www.skintoskincontact.com/

 

Le contact peau à peau est important, non seulement les premières heures,

mais aussi les premiers jours. Cela facilite l’adaptation du nouveau-né à la vie extra-utérine.

Ça gâte les parents, pas les bébés.

Lorsque vous imaginez un accouchement, quelles sont les images qui vous viennent en tête? Une femme souffrante, branchée, couchée sur le dos, les pieds dans les étriers, entourée de personnes en chemises vertes et masquées. Pour plusieurs femmes, les seules histoires d’accouchement qu’elles connaissent se résument au même film d’horreur. De plus, l’entourage n’aide généralement pas à briser cette image infernale : il y a toujours une gentille matante pour vous raconter ses accouchements catastrophiques et, romance oblige, en rajouter un peu pour faire plus dramatique. Vous, futurs parents, comment imaginez-vous la naissance de votre enfant? Comment voulez-vous vivre ce moment ô combien important et significatif? Quels moyens prendrez-vous pour faire respecter vos droits, vos valeurs, vos choix et vos désirs?

Nous avons, comme société, beaucoup de travail à faire pour changer la culture autour de la naissance. Des femmes et des hommes ont travaillé et travaillent encore très fort pour changer les pratiques mais c’est à vous, futurs parents, d’exiger que les pratiques soient factuelles et sécuritaires, et que les protocoles soient élaborés à partir de données probantes, et non parce qu’un tel fait ça comme ça depuis trente ans… Vous seuls pouvez faire pression pour que votre nouveau-né soit accueilli le plus chaleureusement possible, et qu’il reste en contact peau à peau sans interruption pour au moins une heure, et idéalement deux, tel que stipulé par les données probantes. Gros contrat dans un milieu hospitalier? Pas tant que ça parce qu’en prenant le contrôle sur votre grossesse, votre accouchement et votre allaitement, vous vous aidez, mais vous aidez aussi ceux qui suivront. Je vous suggère de visionner le film Orgasmic Birth : on y voit des accouchements d’une beauté incroyable, qui respectent la femme et l’enfant à naître. Attention, vous aurez un choc en voyant l’accouchement qui se déroule à l’hôpital.

Lors du travail et de l’accouchement, les femmes, surtout les primipares, font face à l’inconnu, ce qui peut être particulièrement angoissant. La préparation prénatale est essentielle. Il faut comprendre ce qui se passe dans son corps, c’est-à-dire comment le bébé fait son chemin. De plus, vous devez connaître différentes positions d’accouchement, celles qui facilitent la naissance et celles qui lui nuisent. Pour bien se préparer, il faut diversifier ses sources d’information; ainsi, votre valise sera bien garnie et vous serez en mesure de prendre des décisions éclairées pour que la naissance de votre bébé soit, pour vous, une expérience enrichissante même si ça fait mal! Vous pouvez aussi choisir de laisser aux spécialistes le soin de vous accoucher, mais par expérience, des Si j’avais su…, il y en aura plus.

Une fois là, dans l’action, la théorie peut facilement prendre le bord, surtout si les intervenants utilisent la peur ou la menace comme moyen de persuasion : « Madame, l’anesthésiste est là maintenant et si vous ne prenez pas la péridurale tout de suite, je ne sais pas quand il pourra revenir » ou «  Ma pauvre p’tite madame, vous devriez prendre la péridurale parce que vous ne serez jamais capable de pousser votre bébé ».

Dans un contexte hospitalier, le soutien d’une accompagnante à la naissance est, selon moi, une des meilleures stratégies pour avoir un accouchement qui s’approche de ce que vous souhaitez. Est-ce une garantie? Non. D’ailleurs, personne ne peut vous garantir que tout se passera bien même si théoriquement, la majorité des accouchements se déroulent normalement.

Une femme qui est prête à devenir mère dans sa tête et dans son corps ou celle qui se sent déjà mère avant l’accouchement a, dans bien des cas, un accouchement plus facile. Les mammifères que nous sommes ont besoin d’un fort sentiment de sécurité pour mettre au monde leur bébé. Le docteur Michel Odent, un auteur incontournable, a une confiance inébranlable envers la compétence innée des femmes à mettre au monde leur bébé sans assistance médicale. Le Dr Odent explique de manière simple et accessible le rôle des hormones, du cortex frontal et de l’environnement dans le processus de la naissance. Ainsi, la pénombre, un sentiment de sécurité, la chaleur et l’isolement sont des conditions qui favorisent l’accouchement. Une femme en travail actif qui se sent observée aura de la difficulté à se laisser aller, alors qu’une femme qu’on dérange constamment ne pourra pas réduire l’activité de son néocortex et s’isoler dans sa bulle. De plus, une salle froide, très éclairée et où on entre comme dans un moulin n’est certainement pas un environnement confortable et rassurant pour donner naissance. La peur et l’anxiété induisent la sécrétion d’adrénaline, qui nuit au déroulement normal de l’accouchement. Dans la nature, les bébés naissent dans des endroits reculés, loin des regards, et surtout loin des prédateurs. Bon, en ce qui nous concerne, les prédateurs sont plutôt rares, mais pour le reste c’est similaire. Si vous étiez seule dans le bois, accoucheriez-vous en plein jour près de la tanière d’une louve affamée?

Si votre perception de l’accouchement ressemble au film d’horreur que j’ai décrit plus haut, essayez de visionner des vidéos d’accouchements naturels ou d’accouchements dans l’eau et regardez comment les femmes bougent leur corps, observez les mouvements de va-et-vient du bébé qui étire doucement le périnée, attardez-vous aux gestes qui sont posés pour accueillir le bébé. Pour apprécier toute la beauté et la puissance de l’accouchement, je vous suggère de fermer le volume de votre moniteur. Ouvrez votre cœur et imaginez-vous donner naissance sans assistance, dans l’environnement et avec les personnes de votre choix. Visualisez les gestes que vous poseriez pour accueillir votre bébé. Partagez, avec votre partenaire, votre vision d’un accouchement idéal et permettez-vous de rêver ensemble. Cet exercice vous servira peut-être au moment de l’accouchement.

Pour vous aider à comprendre le processus normal d’un accouchement : OMS, les soins liés a un accouchement normal

 

Devenir parent est, pour la plupart d’entre nous, un processus naturel qui s’inscrit dans notre parcours de vie à un moment ou un autre. Pour certains fonder une famille est un projet de vie, pour d’autres un passage obligé ou un accident de parcours. Dans l’histoire de l’Homme pouvoir décider d’avoir, ou non, un enfant et de le planifier dans le temps est certainement un concept récent qui à probablement contribuer à donner aux enfants un statut différent. Devenir parent, c’est plonger vers l’inconnu sans aucune garantie qu’à l’arrivé le résultat répondra à nos attentes. Il faut peut-être que notre cerveau se mette en mode pensée magique, tout ira bien dans le meilleur des mondes, pour se lancer volontairement dans cette aventure complexe où s’enchevêtre bonheur, peur, déception, confrontation, satisfaction, inquiétude et fierté.

Lors de la grossesse, principalement la première, un premier bouleversement psychique s’opère et si nous ne sommes pas conscient de son existence, il peut s’avérer une source d’anxiété. La transparence psychique, c’est lorsque l’inconscient remonte dans le conscient et nous impose un regard critique sur notre propre enfance. Voilà donc une belle opportunité pour faire un ménage, un grand ménage, avec soi et avec les autres. Bientôt vous aurez la responsabilité de prendre soin d’un petit d’Homme totalement dépendant de vous. Vous aurez le choix d’en prendre soin, ou pas, comme on a pris soin de vous. C’est à dire de choisir vos parents comme modèles ou de vous créez un nouveau modèle. Certains se diront : « Moi je serai compréhensive et affectueuse, pas comme ma mère qui était froide et sévère » Pour d’autres ce sera tout le contraire et leur mère servira de mentor. À mon avis, ce qui importe c’est de prendre position, de se situer et de définir les valeurs de la famille que vous êtes en train de construire.

Pour la majorité d’entre vous, un processus de guérison s’amorcera et pour la première fois, vous aurez l’impression de comprendre un peu vos parents. Pour d’autres ce sera le contraire, une tempête se lèvera et vous serez pris dans une tornade émotive. Si tel est le cas, il y a pas de mal à consulter des professionnels pour vous aider à y voir plus clair.

Plusieurs femmes que j’ai rencontrées n’ont pas eu l’espace, la disponibilité ou de temps de devenir mère intérieurement avant de l’être concrètement. Plusieurs se sentent complètement dépassées, envahies et ensevelies une fois le bébé là. L’arrivé d’un bébé peut soulever les passions et certaines personnes, pour bien faire, s’improvisent expertes en puériculture et s’autorisent à distribuer des conseils sur les soins au bébé, le sommeil, l’alimentation, la suce etc. Préparer la venue d’un bébé, c’est plus que de décorer une belle chambre. Se construire en tant que parent demande parfois d’ériger un abri, pour ne pas dire un bunker, avec une seule porte dont vous êtes seuls à détenir la clé. Cela peut vous paraître dur, parce que dans le fond ils veulent seulement vous aider! Vous avez raison, je suis dure mais lucide. J’ai connu des familles qui ne pouvant imposer leurs limites, se sont laissées envahir au point de s’oublier. Ne sachant plus à quel saint se vouer, elles ont perdu confiance et en ont payé le prix. Parlez-en autour de vous, demandez aux nouveaux parents qui vous entoure de vous dire leurs si j’avais su… Et tant mieux si votre entourage répond à vos besoins, vous soutient, reconnait vos valeurs et croit en votre compétence d’être parents. Pour les autres, vous devrez trouver vos alliés à l’extérieur de vos familles. L’important c’est de vous créez un réseau qui répond à vos valeurs, vos besoins et vos attentes.

Dans la revue Cerveau & Psycho, no. 18 novembre-décembre 2006 p.22 à 27. Benoît Bayle a écrit un texte fort intéressant et propose un concept plus global qu’il nomme la gestation psychique. « La future mère vit, lors de sa grossesse, une « gestation psychique », imaginant qui sera son enfant, et quelle relation elle aura avec lui. Elle lui ménage un espace psychique de gestation, qui participerait à la construction de la personnalité du bébé. La grossesse est une période de crise identitaire, émotionnellement elle ressemble à la crise de l’adolescence. En effet, la femme primipare (première grossesse) change de statut, elle passe de la fille de … à la mère de …. La gestation psychique se produit aussi chez les multipares (grossesses subséquentes) avec des préoccupations et une intensité différentes car le devenir mère est déjà fait. Finalement, pendant les démarches d’adoptions les futurs parents vivent, eux aussi, une gestation psychique. Selon moi, tous les futurs parents vivent une grossesse psychique, car tous passeront du statut de l’enfant… de au parent de… Je vous le demande, avez-vous suffisamment d’espace d’expression pour vivre votre grossesse psychique?

Les femmes ont généralement de la facilité à se raconter, à parler d’elle, de leur couple ou de leur passé. Enceintes cette facilité peut se transformer en besoin. Ce chamboulement psychique est normal et sain. Cependant, il peut être vécu plus difficilement par certaines femmes lorsque les souvenirs et les émotions qui remontent spontanément sont peu heureux ou traumatiques. Parler de ses peurs, s’avouer vulnérable, faire la paix avec son passé font partie de la gestation psychique.

De nos jours, les femmes enceintes ont-elles cet espace de parole? Avec un suivi de grossesse par une sage femme je pense que oui, et la grossesse psychique a sa place. Il est à noter que le rendez-vous de suivi avec une sage-femme dure environ une heure. Mais avec l’équipe médicale telle qu’on la connaît au Québec, je serais tenté de répondre non; un rendez-vous d’au plus quinze minutes laisse peu de place pour s’exprimer. En période périnatale plusieurs femmes sentent le besoin de se retrouver entre pairs; des activités telles que le yoga, le chant d’ouverture ou les rencontres prénatales sont de bonnes stratégies pour créer un espace où il est possible et bienvenue de se raconter.

Ma petite histoire de maman…

Le 9 Août 1995, 19h09 précisément. À la seconde où j’ai vue la binette de ma fille, je lui ai promis de toujours la protéger. Les premiers jours, en jeune femme obéissante et ignorante je faisais ce qu’on me disait de faire, même si pour ça je devais me marcher sur le cœur, pour répondre aux attentes des autorités. Une fois à la maison, j’ai pensé à madame Cro-Magnon seule dans sa grotte en me demandant comment avait-elle bien pu s’en sortir sans l’aide des spécialistes. Seule avec ce tout petit bébé, ne sachant pas trop quoi faire, je l’ai mise sur mon corps… ma vie a basculée. Ce jour là, je nous ai promis que plus jamais les dogmes sociaux et les modes d’emploi des experts ne réguleraient nos vies, que plus jamais je me marcherais sur le cœur. Avant j’avais des convictions, depuis que je suis un parent je fais juste de mon mieux.

Cet enfant je l’ai porté, je l’ai allaité exclusivement les 8 premiers mois de sa vie (pour un total de 33 mois) et elle a partagé notre lit. J’ai passé pour une folle fini, une maman névrosée pour ne pas dire dénaturée. J’ai eu droit à tous les commentaires désobligeants possibles et imaginables. Quand mon fils est né en 1998, je ne me suis même pas posée de questions… Je l’ai posé sur mon corps et il y est resté jusqu’à ce que, de lui-même, il en décide autrement. Il a été allaité exclusivement jusqu’au jour où il a découvert la nourriture dans mon assiette, soit les premiers 5 mois, (pour un total 54 mois) et il est resté dans notre lit pas mal longtemps celui-là… Aujourd’hui, j’imagine que c’est parce que nous avons eu beaucoup de chance, que nos deux enfants s’épanouissent si bien (en tout cas c’est ce qu’on me dit). Évidement ces êtres magnifiques ne sont pas une œuvre divine, ils ont un papa qui s’appel Stéphane. Lui c’est Mon Amour, Mon Homme, Ma Vie… Merci me m’avoir laissé écouter mon cœur, merci d’avoir tant travailler pour que nos enfants restent à la maison les premières années de leur vie, merci de partager cette vie avec moi même si notre simplicité n’a rien de volontaire. Je t’aime profondément mon bel amour.

 

Chantal, la maman de Laurence, d’Étienne et la blonde de Stéphane

 

Merci de partager votre histoire.