23e minutes de bonheur

Allaitement : panacée ou fausse publicité?

L’allaitement : panacée ou fausse publicité?

Je vous entends me dire que vous n’avez pas été allaités et que vous vous portez bien. Donc, si je suis ce raisonnement, je n’avais pas de siège d’auto et je me porte bien, alors au diable les sièges d’auto. Ça serait complètement insensé! Certains comportements, comme l’utilisation du siège d’auto et le port de la ceinture de sécurité en voiture, font maintenant partie de notre culture. Quand je suis allée en Tunisie (avril 2009), j’ai été estomaquée de constater qu’une proportion importante de la population ne s’attachait pas en voiture, et n’attachait pas leurs enfants. Mon ami Nabil, qui a vécu au Canada quelques années, ne s’attache plus 25 ans plus tard, et pire, il n’attache pas ses enfants non plus. Est-ce parce que c’est un imbécile fini, un irresponsable ou un mauvais père? Bien sûr que non, c’est une question de culture.Un des problèmes majeurs avec les messages de promotion de l’allaitement est qu’on lui attribue toutes sortes de vertus. Comme si la nature avait fait quelque chose d’extraordinaire. La nature répond seulement aux besoins des espèces afin qu’elles survivent et se reproduisent. Alors pourquoi, dans les messages pro-allaitement, on ne parle que des bénéfices de l’allaitement ou qu’allaiter c’est donner le meilleur? Selon moi, cette façon, insidieuse, de présenter l’allaitement vient en partie des recherches. Les chercheurs, lorsqu’ils formulent leur protocole de recherche, placent les bébés non-allaités dans le groupe de contrôle, qui doit représenter la norme, et les bébés allaités dans le groupe de l’intervention. Dans ce cas, ils doivent formuler la question de manière à démontrer les bénéfices ou les bienfaits de l’allaitement, plutôt que les risques des préparations commerciales. Étant donné que l’allaitement est la norme biologique (naturelle), il serait plus logique de placer les bébés exclusivement allaités dans le groupe de contrôle de manière à démontrer ce qui arrive quand on fait une intervention, soit de nourrir artificiellement les bébés. Est-il vrai de dire que, si les bébés exclusivement allaités ont moins d’infections, ceux qui ne le sont pas en ont plus? Donc, à mon humble avis, les chercheurs devraient mettre ce qui est normal (dans le sens de physiologique ou naturel) dans le groupe de contrôle et poser la question en conséquence. Les résultats seraient d’autant plus près de la vérité qu’ils démontreraient que les bébés nourris aux préparations commerciales ont un développement différent et développent, en plus grand nombre, certaines maladies (court, moyen et long terme). Pensez aux études sur le tabagisme : les non-fumeurs sont placés dans le groupe de contrôle (normal) et elles démontrent les risques de fumer. Est-ce que les groupes de pression anti-tabac ont ménagé la susceptibilité des fumeurs? Non. La preuve, sur les paquets de cigarettes, c’est écrit que fumer cause le cancer, et non que respirer de l’air pur contribue à une bonne santé pulmonaire.L’allaitement est la façon normale ou physiologique de nourrir les bébés, c’est ce qui est prévue par la nature. Et la nature ne fait rien d’extraordinaire, elle répond seulement aux besoins des espèces afin d’en assurer la pérennité, c’est aussi plate que ça! Alors pourquoi les femmes qui n’allaitent pas se sentent si coupables? Pourquoi sentent-elles le besoin de se défendre en affirmant haut et fort qu’elles sont aussi de bonnes mères? À mon avis, la promotion de l’allaitement telle qu’elle est faite au Québec, induit de la culpabilisation chez les femmes qui. pour toutes sortes de raisons. décident de ne pas allaiter. Le message entendu et retenu (et pour cause) est : « les bonnes mères allaitent parce qu’elles donnent le meilleur ». Misère…De plus, la grande majorité des messages véhiculés relèvent davantage de la propagande que de l’information. On nous prend pour des imbéciles qui sommes incapables de prendre une décision éclairée à partir d’informations factuelles tant sur l’allaitement que sur les préparations commerciales. Tous les parents, ceux que je connais en tout cas, aiment leurs enfants et souhaitent donner le meilleur d’eux-mêmes. Je pense qu’il serait plus respectueux de donner simplement des informations factuelles (d’un côté comme de l’autre) et d’orienter les parents vers des ressources compétentes. En fait, j’aimerais juste qu’on dise seulement la vérité. Allaiter ce n’est pas toujours facile, accoucher non plus et vivre en couple encore moins (moi ça fait 22 ans, alors j’en sais quelque chose). Les compagnies pharmaceutiques vantent leurs produits en leur attribuant des vertus qui, dans la majorité des cas, ne sont pas solidement prouvées scientifiquement. L’allaitement n’a rien à prouver parce que depuis la nuit des temps, c’est ce qui a assuré notre pérennité.Finalement, au Québec, il y a une promotion officielle et universelle de l’allaitement mais aucun service après-vente. Le soutien en allaitement n’est pas adéquat et encore moins universel. Plusieurs femmes se sentent abandonnées, flouées et trahies par un système pro-allaitement qui, paradoxalement, propose des compléments de lait industriel à la moindre difficulté. Tout le monde dit qu’allaiter c’est ce qu’il y a de mieux, mais il n’y a personne pour aider quand ça va mal !!!Pour y voir un peu plus clair…Le lait humain et l’allaitement :

ŸLe lait humain répond aux besoins nutritionnels des bébés humains car il contient tous les nutriments nécessaires au développement optimal des bébés humains.

ŸLe lait humain répond aux besoins immunologiques des bébés humains car il fournit les anticorps dont le bébé a besoin pour se défendre. Est-ce que cela veut dire que les bébés exclusivement allaités ne seront jamais malades? Bien sûr que non. Mais le système immunitaire des bébés humains n’est pas parfaitement autonome les premières années, il a donc besoin d’un coup de pouce.

ŸL’allaitement (le geste) répond aux besoins affectifs des bébés. Est-ce que cela veut dire que les femmes qui allaitent sont des « bonnes » mères? Bien sûr que non, cela veut simplement dire que le lien d’attachement et les comportements dits maternels se développent plus naturellement, notamment grâce aux hormones et aux multiples contacts peau à peau qu’impose le geste. C’est l’attachement pour les paresseux!

Il faut garder en tête qu’avant nous, il y avait Madame Cro-Magnon (ma meilleure amie). Ainsi, pour assurer la survie de l’espèce humaine, la nature a prévu un système qui, en plus de nourrir les petits, induit chez les femelles un comportement spécifique afin qu’elles prennent soin et protègent leur bébé. Ceci est vrai pour tous les mammifères.

 

Les laits industriels et les biberons

ŸLes laits commerciaux répondent partiellement aux besoins nutritionnels et ils ne contiennent pas tous les nutriments nécessaires au développement optimal des bébés humains. Les laits industriels ont pour base du lait de vache ou des boissons lactées à base de soya.

ŸLes laits commerciaux ne répondent pas aux besoins immunologiques des bébés, ils ne contiennent pas d’anticorps. Est-ce que cela signifie que les bébés nourris artificiellement seront toujours malades? Bien sûr que non, mais ils le seront plus que les bébés exclusivement allaités. Toutes les études le démontrent, que voulez-vous que je vous dise!

ŸDonner le biberon (s’il est donné dans les bras d’un humain) répond au besoin de proximité des bébés. Est-ce que cela signifie que les femmes qui n’allaitent pas sont de « mauvaises » mères? Bien sûr que non. Il faut seulement accepter qu’avec l’allaitement, les contacts peau à peau sont imposés par le geste et probablement plus fréquents qu’avec le biberon. Le biberon peut être accoté sur des serviettes et mis dans la bouche d’un bébé qui est assis dans un siège ou une poussette; dans ce cas, le contact physique est inexistant.

Comme vous voyez, j’ai fait la différence entre le produit (le lait) et le geste (nourrir) afin de comparer les pommes avec les pommes et les oranges avec les oranges. Il y a une énorme différence entre le lait humain et le lait industriel ainsi qu’entre le geste de donner le sein et celui de donner le biberon. Mon analyse ne vous permet pas de prendre une décision éclairée, j’en conviens. Pour plus d’information sur les laits industriels, vous pouvez consulter la page : Les préparations commerciales.

Que vous allaitiez exclusivement, partiellement ou même pas du tout ne change absolument rien dans ma vie, et franchement ce n’est pas de mes oignons. Mon rôle est de vous soutenir, de vous accompagner à la mesure de vos attentes, de vous aider à comprendre l’origine de vos difficultés et de vous proposer des solutions cohérentes.

Ÿ         Vous aider : oui.

Ÿ         Vous convaincre : non.

Ÿ         Vous donner de l’information : oui

Ÿ         Vous juger : non.

 

Début du cri du coeur! Avant de tirer sur la messagère (en l’occurrence moi), de me traiter d’ayatollah et de m’envoyer des courriels de bêtises (en passant, mon quota mensuel est atteint), prenez quelques minutes pour lire la suite. Si vous avez opté pour l’alimentation artificielle sans avoir eu accès à toute l’information ou que l’allaitement n’a pas fonctionné parce que vous n’avez pas eu de soutien et que vous êtes en colère, alors de grâce prenez-vous en aux personnes concernées! Si vous avez des reproches à faire et que vous ne pouvez vous empêcher d’aller sur la place publique, donnez des noms au lieu de mettre tout le monde dans le même panier et de mépriser notre travail. Soit dit en passant, la culpabilité se conjugue au «je» et je n’ai pas le pouvoir (personne ne l’a d’ailleurs) d’imposer un sentiment de culpabilité à qui que ce soit. Les familles qui, en toute connaissance de cause, optent pour l’alimentation artificielle ne se sentent pas coupables. Des familles, j’en aide tous les jours. Des allaitements difficiles, j’en vois tout comme de belles réussites ainsi que des allaitements impossibles. Cependant, les familles qui comprennent pourquoi ça ne fonctionne pas et qui optent  pour les préparations (après avoir été informées des alternatives possibles) se sentent bien et sont sereines avec leur décision. Elles ne se sentent pas coupables. Elles sont déçus et tristes, c’est tout à fait normal, elles ont un processus de deuil à faire et seul le temps guérira les blessures.

Quand je reçois une carte, une lettre ou une photo, je la place sur mon mur dans mon bureau. Quand j’en ai marre du système et que j’ai le goût de tout lâcher (ce qui m’arrive assez régulièrement), je les regarde et ça me réconforte. Je sais que ce que je fais a de la valeur parce que j’aide des humains. Je n’ai pas la prétention de dire que je sauve des allaitements, je sais très bien que le gros du travail, c’est la famille qui le fait. Moi, je suis juste un guichet d’information et ça me convient parfaitement. Fin du cri du coeur!

Certaines des femmes ne peuvent réellement pas allaiter exclusivement. La cause la plus fréquente est l’hypoplasie ou l’hypotrophie des glandes mammaires, c’est-à-dire un sous-développement ou une absence de glande mammaire. Cette particularité peut-être unilatérale (juste un sein) ou bilatérale (les deux seins) et peut affecter l’allaitement à différents niveaux. Pour ces femmes, il n’y a rien à faire. On peut ne pas faire pousser des glandes là ou il n’y en a pas. Dans ces cas, il est à peu près impossible de prédire la quantité de lait qu’une femme produira, même avec des galactagogues (herbes ou médication). Certaines femmes ne produisent pas suffisamment de lait, ce n’est pas un mythe, mais il y a toujours une explication et dans la majorité des cas, il y a des solutions. Vous pouvez lire l’article : Le manque de lait.

Et pour les douleurs ou les blessures? Premièrement, il faut comprendre ce qui se passe dans la bouche du bébé afin de trouver la cause ou l’origine de problème, et ce n’est généralement pas un problème avec la position, en tout cas pas celle que l’on observe de l’extérieur quand on regarde une mère allaiter, celle où tous s’entendent pour dire que la position est bonne et que le bébé prend bien le sein !!! (misère…) Si vous avez une roche dans votre soulier et que je vous propose de changer votre soulier de pied sans regarder s’il n’y aurait pas quelque chose dans votre soulier, est-ce que ça fait du sens? Non, mais ça change le mal de place. C’est pareil avec l’allaitement, la douleur est un signe que quelque chose ne fonctionne pas, et c’est dans la bouche que ça se passe!!! Voir l’article sur la mise au sein, ou comment aider un bébé pour qui c’est plus difficile : La mise au sein.

Alors, que doivent faire les femmes qui ne peuvent réellement pas allaiter? Utiliser des préparations commerciales, en êtes-vous certains? L’OMS considère que les laits industriels doivent être utilisés en tout dernier recours, c’est-à-dire après le lait exprimé de la mère et après le lait (pasteurisé ou non) d’une autre femme. Il ne vous reste qu’à tirer vos propres conclusions. En passant, ce n’est pas sorcier de pasteuriser du lait humain. Bon, je sais que ce n’est pas encore culturellement acceptable, mais le partage du lait ou du sein existe aussi depuis la nuit des temps : c’est Madame Cro-Magnon qui me l’a dit. ;-)

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23 réflexions au sujet de « Allaitement : panacée ou fausse publicité? »

  1. Ca va fait du bien de lire ca, c’est un article tres interressant. J’ai moi méme parlé de mon experience de début d’allaitement sur mon blog, pour essayer d’expliquer que les « je n’ai pas pu allaiter » ne sont pas forcémenent d’une cause « physique »…..

    Pour le reste de l’article, c’est tellement vrai….il faudrai arreter de parler en « bonus » pour le bébé allaité, car un « bonus » ca fait genre  » c’est du plus, c’est un peu mieux » comme genre je reprend un peu du plat que j’aime, mais par gourmandise, comprenez, « ce n’est pas quelque chose de vital »

    Alors que si on parlait des carences de l’allimentation au biberon, peut etre ca ferai plus réflechir;…

    merci pour cet article.

  2. Sur l’allaitement, je trouve domage pour celles qui n’ont pas essayé pour divers raisons personnelles.
    Pour moi, la nature est bien faite et les produits industrialisés par l’homme ont trop d’aspect financier et peu nourricier ou humain (exemple de la campagne Nestlé en Afrique)
    Pour moi, c’étais une évidence d’aller au bout de ma maternité et au plus près des besoins de mon bébé et de moi aussi.
    Malheureusement, je fais de l’hyperthyroidie, maladie de basedow, qui m’a été détectée après ma seconde grossesse et allaitement.
    Et hyperthyroidie, chez moi et chez beaucoup, c’est synonyme de retour de la maladie après l’accouchement et manque de lactation pour mes bébés.
    J’ai donc allaité mes bébés ( 4 ) pleinement les 2 premiers jours, j’ai du ajouter un complément dès le 3 eme jour jusqu’à n’avoir plus de lait au 1 à 2 mois de bébé.
    Pour la troisième, connaissant « mon manque de lait », j’ai utilisé tisane et autres avant et après et j’ai un peu affamé ma fille avant d’utiliser le lait industriel, sur les conseils de ma sage femme, j’ai même tenté le lait d’avoine en premier qui a eu comme effet de constiper ma mini et on a craqué, on a été acheté un lait maternisé (le plus proche du lait maternel que nous ayons trouvé après nombre de recherches) en urgence le dimanche à la pharmacie.
    Pour dire que lorsque le lait ne vient pas suffisemment pour nourrir pleinement ton bébé (la mienne faisait 4kg400, ça n’a pas aidé), on te conseille de persévérer un peu, c’est bien pour faire monter la lactation, mais si ça ne vient pas, ça ne vient pas …
    Toujours aussi persévérante et acharnée, pour mon 4ème, j’ai retenté les poudres et tisanes magiques et j’ai loué un tire-lait électrique pour tenter de stimuler un peu plus et différemment et toujours rien de changer pour moi et mes loulous.
    Je ne regrette en rien d’avoir allaiter mes bébés, même si ce ne fût pas long et que ce ne fût pas tel que je l’aurais souahité pour eux et moi.
    Je n’étais pas partisante des allaitements exclusifs au-delà des 6 mois de bébé par ailleurs.
    Et je suis très fière d’avoir pu leur apporter un petit peu et je suis très heureuse aujourd’hui d’avoir 4 loulous en excellente santé année après année !!
    J’espère que mon témoignage pourra aider toutes celles qui comme moi auraient bien voulu mais n’ont pas pu aller au bout de leur allaitement malgrès le fait que l’on dise que c’est impossible de ne pas avoir de lait.

  3. Merci pour ce très bel article, ce cri du coeur et que c’est bon de remettre les choses à leur bonne place! cela évite tellement de malentendus et de souffrances inutiles tant du côté des mères qui biberonnes de celles qui allaitent!…une fois que l’on enlève cette fichue culpabilité, qu’est ce c’est agréable de voir plus clair, que chaque partie s’apaise… encore bravo pour cette éclairage indispensable! :)

    1. Merci pour ce très bel article, ce cri du coeur et que c’est bon de remettre les choses à leur bonne place! cela évite tellement de malentendus et de souffrances inutiles tant du côté des mères qui biberonnent de celles qui allaitent!…une fois que l’on enlève cette fichue culpabilité, qu’est ce c’est agréable d’y voir plus clair, que chaque partie s’apaise… encore bravo pour cet éclairage indispensable! :)

  4. Bonjour,

    Pour l’avoir vécu, je peux vous dire que parfois, arrêtons de nous voiler la face merci, l’Allaitement est un enfer!!
    Oui, au début de ma grossesse, je pensais allaiter, naivement.
    Mais ensuite ce fut le début du diktat de La Sainte Mère Nature prônée plusieurs
    sages-femmes que j’ai eu le malheur de croiser.
    On vous rabache les oreilles des mêmes affaires encore et encore, on vous dit que le lait en poudre nécrose les intestins des bébés, et si ca ne les tue pas ca leur donnera des carences et que vous ne méritez pas de portez la vie, genre.
    Ce qui m’énerve le plus c’Est que cette énorme pression pour moi s’Apparente à de la manipulation. J’ai l’impression d’avoir, depuis que j’ai concu mon fils, D’AVOIR PERDU LA LIBERTÉ DE MES CHOIX! Est-ce qu’on est revenus dans les années 20 et qu’il faille nous battre à nouveau pour nos droits? Le droit de choisir son destin, de choisir de tomber enceinte ou non, de porter des pantalons et de voter???
    Ou est le féminisme? Où?
    Et pire encore, elles remettent en cause ma capacité de réflexion, de gros bon sens, et finalement me faire sentir moralement inférieure.
    J’En ai assez de me faire traiter avec condescendance en permanence, comme si j’étais une c**sse de folle qui allait faire du mal à son enfant! Heureusement qu’elles sont là pour remettre dans le droit chemin la pauvre petite chose inconsciente que je suis!!!
    Pour qui elles se prennent à la fin???
    Vous savez quoi? Moi on m’A donné du lait de vache, et Ô surprise!!
    Je suis vivante!!! Et en bonne santé!! Bizarre non???
    Et donc oui j’ai essayé d’allaiter.
    Ce fut un cauchemar car mon fils tétait tous les quart d’heure, s’endormait, se réveillait, hurlait à la mort, tétait,… etc 24h par jour!! on ne dormait plus, mes seins étaient durs comme de la brique et horriblement douloureux.
    Et pourtant j’Avais du lait pour au moins 5 bébés!!!
    Mais mon fils tétouillait et s’endormait direct, pour se réveiller affamé qqs minutes plus tard!!!
    Finalement, j’Ai trouvé de la formule, un biberon, et hop, mon fils A TOUT BU
    D’UN TRAIT et a dormi 8h d’Affilée!!!
    Il a enfin repris du poids!
    Bien s’occuper de son bébé je pense que c’est savoir s’Adapter à lui.
    Parfois j’Ai l’impression que certaines femmes allaitent juste pour faire bonne figure et oublient que il y a qqch de plus important que le jugement d’autrui, c’est le bien-être de leur enfant.

    Désolée de m’énerver comme ca, mais il fallait que je le dise; on a trop peu l’occasion de parler ouvertement d’un autre point de vue que celui des pro-allaitement à tout prix!

    1. Wow- Que de jugement dans une seule réponse…As-tu vraiment lu l’article ou tu as sautée sur l’occasion pour répendre ta frustration???

      T’es tu vraiment informer? Je veux dire, vraiment là, au délà de ce que les proffessionels de la santé t’on dit?

      Nouvelle: Un bébé qui dort 8h en ligne après un biberon c’est pas normal. C’est signe qu’il dirège très mal ce qu’il a ingéré.

      Les « symptomes » dont tu parles, et je suis loin d’être IBCLC, ont l’air d’être simplement un réflex d’éjection fort.Ça peut causer des maux de ventre au bébé qui prend trop de lait à la fois sans être satisfait en même temps. D’où les pleurs et les reveils. Il y a de nombreux trucs pour aider… Mais aurais-tu voulu de l’aide?

      ET OUI, le lait commercial est INFÉRIEUR. Des tonnes et des tonnes d’études le prouve. L’exemple des sièges d’auto du début de l’article est excellent. L’as-tu lu?

      1. Une femme qui n’allaite pas n’est pas forcément « frustrée », c’est ce que vous autres « pro-allaitement » vous plaisez à croire pour vous affirmer supérieures…
        Dans mon entourage j’ai divers modèles : enfants allaités un peu, enfants allaités jusqu’à pas d’âge (oui, vous me direz qu’il n’y a pas d’âge, que l’enfant vous dira de lui-même à 45 ans qu’il n’a plus envie) ou enfant non allaités… Moi même plutôt favorable à l’allaitement raisonnable je dois quand même avouer que je ne vois pas grande différence…des petits bouts de choux heureux et débordants d’énergie…et parfois insupportables…
        J’ai du mal à comprendre pourquoi et comment l’ami allaitement peut autant vous obséder : vous écrivez des articles dessus, vous les partagez, les commentez avec emphase…Quelque chose ne tourne pas rond. Oui, allaiter c’est bien, c’est très bien, j’y suis même plutôt sensible…Mais cette dimension obsédante me dépasse. Vous allaitez pour votre enfant pas pour l’étaler. L’allaitement est un acte intime, personnel qui ne regarde que la mère et son enfant. Si l’acte est aussi naturel que ça vous ne ressentiriez pas le besoin plus-que-vital de crier sur tout l’espace web votre sacrifice, votre don, votre passion pour le tétouillage de mamelon.

        Sur ce, profitez bien de vos loulous. Dans le fond, c’est le plus important.

  5. Il y a sans doute un défaut d’accompagnement, c’est vrai. C’est une très bonne idée d’arrêter de communiquer sauvagement sur les vertus sans aider celles qui allaitent. Personnellement, je sais que sans l’aide de ma sage-femme, qui était formée à l’allaitement, je n’aurais pas dépassé les premières semaines. Alors qu’ensuite, j’ai continué plus d’un an sans soucis. J’avais juste besoin d’une écoute bienveillante et d’un petit coup de pouce technique… On a besoin des conseillères en lactation, même quand on est ultra motivée et convaincue par l’allaitement.

  6. Bonjour,

    Etant donné que votre article reprend exactement les idées ET le plan du livre « le problème avec l’allaitement » de James Akré, excellent livre et excellent auteur, je pense que le minimum (outre le fait de populariser ses idées sur internet, ce qui lui plairait car c’est un homme aux idées larges et qui est en faveur tout ce qui peut aider l’allaitement) serait de citer con livre.

    1. celles qui me connaissent, ce qui ne semble pas être votre cas, savent que ça fait dix ans que je dis ça. Je n’ai pas lu son livre malheureusement.

      Merci de m’accuser de plagia, comme si je ne pouvais pas avoir une opinion propre basée sur mon expérience de près de 15 ans en soutien à l’allaitement.

      1. et pour votre information j’ai dans mon ordi une copie de mon manuscrit qui date de 2009 dont l’article a été tirée. Étrangement c’est la même année que la parution du livre que vous citez. Il me fera plaisir de vous l’envoyer par courriel à votre demande.

  7. Je suis une de ces femmes qui n’ont pas pu allaiter. J’ai eu deux enfants et je les ai mises toutes deux au sein, en vain. Pas assez de lait. Et si j’ai tenté d’insister pour la première, j’étais déjà résignée pour la seconde. Donc je gardais la tétée du matin, la tétée câlin, à 5-6h, en gagatisant à mort avec mes choupettes en leur caressant la joue, puis j’ai donné le biberon. Pour la première, ça s’est fait au bout de 15 jours après la maternité, quand mon médecin, affolé, m’a dit que ma petite avait perdu du poids, quand il a vu mes cernes et les crevasses sur mes bouts de seins et quand je lui ai dit que ça devenait l’enfer : Elle passait sa vie au sein et visiblement, n’avalait pas assez de lait. Pour la seconde, dès la maternité, je leur ai expliqué que je n’avais pas assez de lait. Les infirmières et sages-femmes ont voulu me détromper, m’ont aidé à « tirer mon lait » et ont constaté.
    Finalement, j’ai donné le biberon, sans remord, sans regret, avec en prime le bonheur de tenir mes puces contre moi et de gagatiser en leur caressant la joue, en leur chantonnant des chansons.

    Alors merci pour votre article. Oui, on peut donner le biberon avec autant d’amour que si on leur donnait le sein, l’inverse étant vrai, j’imagine.

    Merci, merci, merci !

  8. Bonjour,
    Tant d indignation dans tous ces articles! Il est clair que l allaitement est le plus nature des modes de nutrition. C est biologique( logique de la vie) On fabrique du lait c est pour nourrir bébé. Mais pour toutes celles qui aurait essayé, n aurait pas aimé car douleurs ou tout simplement pas ressentie de manière positive par la maman.. C est un choix et je ne crois pas qu elles mettent la vie de leur enfant en jeu ( comparaison avec siège bébé un peu facile je trouve…) sans doute que l enfant tombe moins malade, que c est plus naturel pour lui mais l attachement qui se passerait de façon plus naturelle…Mouais.. Existe t il un baromètre de rapprochement physique.. Je crois qu il vaut mieux une Maman détendue, pleine d amour et de tendresse qui Donne le biberon plutôt qu une mere pas convaincue qui Donne le sein! Mais c le ressenti de chacune! Non??
    Pourquoi juger une mère qui donne le sein et son bon lait fabriqué pour lui jusqu a ses 1 an si elle le sent comme ça et pourquoi juger une mère qui donne un lait prouvé comme pas mauvais pour la santé( presque nous tous ici avons eu droit au biberon) mais qui est en phase avec ce qu elle souhaite??? Que l on aide celle qui on du mal et éprouve l envie d allaiter, oui mais que l on insinue que les autres n ont forcément rien compris ou ont forcément été mal conseillées… Mouais pas sur que cela fasse preuve d une grande ouverture.. Ce que je remarque fréquemment sur tous ces blogs de mamans c est la frustration et l énervement d être critiquées pour ce que l’on fait pour son bébé alors qu on faut au mieux pour lui! Alors ça donne des propos souvent moralisateurs des deux côtés ! S entreaider et proposer oui mais juger Non!
    Pour terminer chacune fait de son mieux et on ne pourra jamais mettre tout le monde d accord mais respectons nous un petit peu et nos choix respectifs! Allez venez on essaie!

  9. De mon côté, je me suis sentie jugée quand j’ai arrêté d’allaiter exclusivement mes jumeaux à 2 mois (allaitement mixte jusqu’à 3 mois), et je me sens encore jugée maintenant que j’allaite exclusivement mon petit dernier, qui a 5 mois. En public, c’est l’enfer les regards qu’on me lance…
    Ma soeur s’est pratiquement fait traiter de pédophile parce qu’elle a allaité sa fille jusqu’à 15 mois…
    Pour les jugements… Vivre et laisser vivre!
    Pour donner la meilleure info et un accompagnement aidant, OUI!!

  10. Pour commencer: BRAVO
    bravo pour ton dévouement dans la cause et bravo pour ton texte sur l’allaitement. Je m’intéresse beaucoup à l’alimentation et c’est la raison qui ma fait tomber sur ton article, via Facebook je crois. Continue ton bon travail, tout en laissant les rancœurs de côté pour le bien-être de ton cœur
    Julien Lacroix

  11. J’ai allaité mon premier 17 mois et mon deuxième a 1 mois et demi et l’allaitement commence à se placer. Je veux simplement dire que les jugements peuvent également aller dans l’autre sens. Moi ce qui me choque c’est qu’aussitôt qu’un bébé allaité pleure c’est dû à l’alimentation, il a sans doute faim, ton lait n’est pas assez riche, c’est dû à ce que tu as mangé… Et les regards dans les yeux des gens quand je disais que j’allaitais toujours mon fils de 17 mois! Pour dire que peut importe les choix que nous prenons il y aura toujours des gens pour nous juger. Il faut ce faire confiance et aller de l’avant avec nos choix. Pour ma part, ayant eu des accouchements difficiles psychologiquement, finissant en césarienne, l’allaitement est mon moyen pour rattraper cette fusion, selon moi, impossible avec une césarienne. Je suis bien avec ça mais il ne faut pas penser que c’était facile et toujours plaisant, mais moi je sais que je vis les plus beaux moments de ma vie avec l’allaitement de mes garçons et rien ni personne ne me convaincra du contraire!

  12. Merci pour ce bel article. Effectivement il remet les choses en place. Allaiter c’est naturel. Dans le même ordre d’idée que l’article : les courbe de croissance normale devrait être celles des bébés allaités et non ceux des bébés nourris au biberon (mais je crois que c’est en passe d’être adapté…) Il ne faut pas oublier qu’avant on n’avait pas vraiment d’autre choix : si on ne pouvait pas allaiter il fallait trouver une nourrice qui le fasse. On n’avait malheureusement pas encore inventer les laits maternisés (drole de nom en passant…) qui on pu sauver des vies de bébés affamés. Le problème dans notre société c’est que tout doit marcher vite sans se poser de question et doit être facilement mesurable quantifiable. Ne peut-on pas seulement laisser faire la nature quand elle marche bien, faire confiance a notre instinct ? Je ne dis pas que les médecins font toujours mal mais je les trouve parfois trop interventionnistes… malheureusement eh oui c’est bien plus facile pour un médecin de dire la quantité de lait à donner au biberon et aussi rassurant pour la mère et l’entourage… au sein on ne saurait jamais la quantité assimilé et c’est bien comme cela : si bébé grandit et se développe adéquatement pourquoi s’inquiéter ? Cela fait parti du secret de la vie, à chaque bébé ses besoins et son allaitement. Simplement continuer comme vous le faites : vous le faites bien. En conclusion : je voudrais dire 2 choses : 1. il ne faut pas oublier que l’allaitement est le geste naturel et qu’on devrait le privilégier lorsqu’il est possible. Donner le biberon c’est possible et c’est un geste artificiel (qui tente d’approcher l’allaitement coté nutritif) 2. Il ne faudrait arrêter les campagnes pro-allaitement intégriste : je m’explique : certaines mères qui ne désirent pas allaiter : c’est leur choix (il faut bien un biberon bien donner qu’un sein mal servi…). J’ai été marraine d’allaitement et je dois dire que j’ai été assez abasourdie et même choqueé d’entendre un jour une maman me dire qu’elle devait allaiter car c’était « la bonne solution mais qu’au fond d’elle elle ne le voulait pas mais qu’elle le ferait au cause de la pression »…. ne peut-on pas laisser le choix aux mères. Pire dans certains endroits, les mères se font presque insultées car elles n’ont pas décidé d’allaiter… c’est pour moi trop pro-allaitement et quand c’est trop… c’est comme tout c’est mauvais…

  13. Bien sûr que nourrir au biberon ne veut pas dire qu’on est une mauvaise mère mais étant donné que nourrir au sein est naturel, les femmes qui ne le font pas vont donc à l’encontre de leur nature, c’est pour ça que les médecins insistent sur la nutrition au sein.

    Quand on a pas toutes les réponses à une question on agit par prévention. Par exemple qui nous dit que la nutrition au lait maternisé ne favorise pas les cancers du colon une fois à l’age adulte? Si on regarde les études, les cancers explosent depuis quelques années et il n’y a aucune raison pour que le lait maternisé soit à écarter des causes probables.

    Ne pas donner les anticorps nécessaires au bébé, alors qu’il est en pleine phase « d’initialisation », c’est comme installer tout un tas de programmes suspects sur son ordinateur sans avoir d’antivirus (pardon pour cette comparaison un peu geek). En gros c’est pas forcément grave mais il faut vraiment éviter c’est tout.

    Pour finir moi je me moque éperduement du jugement des autres car je sais rester rationnelle dans mes choix mais j’avoue avoir eu beaucoup de mal à supporter la mère d’une amie qui allaitait encore son fils âgé de 4 ans … Là c’était vraiment weird surtout quand le gamin nous parlait en même temps qu’il tétait… .

    La confiance en soi est la pièce maîtresse d’une nouvelle maman ne l’oubliez pas.

  14. Je rejoins certains autres commentaires concernant le jugement qui touche aussi celles qui allaitent.

    Ma petite a 5 mois aujourd’hui, exclusivement allaitée, à la demande bien sur. Et régulièrement on me demande si elle fait ses nuits, et comme non elle ne les fait pas, elle boit encore une à deux fois par nuit, on me conseille de lui donner un bon gros biberon au coucher, pour la caler, ou la gaver selon moi.

    Je comprends que ça puisse être fatigant de ne pas faire de nuit complète pendant des mois, je le comprends parce que je le vis ! Mais ma fille n’a rien demandé à personne, NOUS l’avons voulu, NOUS nous adaptons à elle, et pas ELLE à nous, à notre rythme. C’est un bébé…. Cette mode de vouloir intégrer notre bébé à notre vie sans en vouloir changer le rythme est une abberation selon moi.

    Et les questions du genre : et tu comptes l’allaiter jusqu’à quand ? parce qu’elle a des dents quand même, et qu’elle va bientôt être diversifiée … Oui elle a des dents, depuis qu’elle a trois mois et demi, elle est précoce à ce niveau, est-ce une raison pour arrêter le lait et la passer au steack ? Est-ce que les bébés plus âgés qui ont des dents ne boivent plus de biberons ? et bien si évidemment. Alors pourquoi un bébé allaité devrait arrêter de téter parce qu’il a des dents ou qu’il est diversifié ?

    Enfin je sens souvent une sorte de reproche, genre « tu veux toujours faire mieux que tout le monde », mais j’allaite parce que c’est naturel, pas pour mettre dans la face des autres que je suis meilleure qu’eux parce que je ne donne pas de biberon. C’est mon choix, faites ce que vous voulez avec vos bébés. Je ne le fais pas pour paraitre mieux que qui que ce soit, je m’en fiche à vrai dire, je fais juste ce que je pense être le mieux pour mon enfant, avec tout l’amour que j’ai pour mon bébé. Et j’avoue que je trouve ça plus beau de la voir au sein, sa main sur ma peau, qu’avec une tétine en caoutchouc dans la bouche.

  15. Bonjour, j’entends toutes les différences dans la nature … des femmes peuvent allaiter, des femmes ne le peuvent pas … c’est comme ça sans distinction, que chacune fasse au mieux dans le respect d’être une  » maman aimante dans la relation avec l’enfant » chacune à sa façon … laissons nous grandir et rencontrer par toutes les diversités et par la rencontre des petits « bout de chou » … qui au fond ne sont pas les nôtres, nous les accompagnons au mieux dans ce beau chemin qu’est la vie pour qu’ils puissent devenir au mieux autonome et sujet de leur propre vie … :) A chacun ses convictions … mais la vie est un don et la raison n’a pas son but :)
    Caroline maman de 2 petites filles

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