Pour que ces pratiques cessent, les familles doivent dénoncer.

J’espère qu’un jour les familles en auront assez, et qu’elles se lèveront et dénonceront les pratiques inappropriées, les mots qui tuent et les abus de pouvoir. En passant chaque CSSS a un commissaire aux plaintes que vous payez à même vos impôts et qui mine de rien travaille pour vous.

Avant je veux souligner et spécifier que dans le réseau il y aussi des perles qui font, pour les familles, toute la différence du monde. À vous, et vous vous reconnaissez, je vous dis merci d’être là avec tout votre cœur, merci pour votre dévouement et votre empathie. Sans vous on serait bien mal pris.

Dans une optique de prévention et de protection, il faut se demander si nos pratiques (protocoles) périnatales causent du tort, n’ont pas d’impacts ou sont optimales pour le bébé et ses parents tant au plan physique que psychologique (émotionnel) à court, moyen et long terme.

Dans bien des cas, il serait assez simple d’apporter de petits changements pour que les premières heures (jours) du bébé dans notre monde soient à la hauteur de ses attentes et à celles des ses parents.  Un nouveau-né fonctionne par réflexes (instinct) et chaque stimulis induit une réponse, une simple règle de cause à effet. Le bébé ne connait pas les intentions derrières les gestes, il répond avec son corps. Un bébé qu’on désorganise, sera désorganisé et par conséquent, il n’aura pas le comportement attendu parce que justement nous l’avons désorganisé!

En plus des protocoles, il faut questionner les gestes et les mots utilisés lors de la naissance, du séjour et aussi du suivi. Il ne faut jamais oublier que pour les familles, donner naissance est un moment important (qui vient avec un gros truck rempli de questions, d’angoisses, d’incertitudes), que ce moment a été attendu, préparé, rêvé et avec le cocktail hormones-émotions certains gestes, certaines paroles peuvent avoir des répercussions très importantes. Un bon mot bien placé donne tout le courage à une maman qui en a besoin mais une ânerie ou une platitude vide de sens peut très bien la démolir à long terme.

Vous, professionnels de la santé œuvrant en périnatalité, avez un privilège immense de faire partie d’un moment aussi significatif soit la naissance et l’accueil d’un être humain. Et pas juste d’un être humain mais aussi la naissance d’une famille qui enrichira notre communauté. Les familles s’appuient sur vous, elles vous font confiance pour que tout se déroule du mieux possible parce que pour eux ce moment n’est pas de la routine, mais une étape majeure de leur vie. À chaque naissance, il y a la naissance d’une maman, d’un papa, d’une sœur, d’un frère, de grand-parents, etc. Vous avez le privilège d’être aux premières loges mieux vous êtes l’équipe technique du plus merveilleux des spectacles. Céline, sans son équipe technique, ne serait pas LA Céline.

De toute évidence, le savoir être ne s’apprend pas l’école. Sans compter que pour se remettre en question, il faut faire preuve d’humilité; ceci manque cruellement dans le réseau de la santé comme dans la société en général, j’imagine.  Les professionnels de la santé ont certaines responsabilités dont la première, celle proposée par un monsieur né beaucoup d’années avant J-C, oui Hippocrate, qui stipule : au moins, ne cause pas de tort (ou quelque chose du genre) qui se résume aussi par : au moins, ne dis pas d’âneries!!! Pour évaluer la perception des gens en regard au savoir-être des intervenants, les CSSS auraient avantages à questionner anonymement la clientèle sur leur ressenti face aux soins reçus.

Bien sur que l’intention derrière les mots qui tuent n’est pas de nuire volontairement. Je ne peux pas croire que quelqu’un se lève le matin en se disant : «tiens je vais aller démolir émotionnellement une nouvelle maman aujourd’hui.»  Mais la non intention de nuire intentionnellement ne justifie pas l’utilisation des mots qui tuent et encore moins des gestes inappropriés. Vous, comme nous tous,  êtes imputables de vos paroles autant que de vos gestes. C’est de votre devoir de demander la permission et d’expliquer correctement tous les tenants et les aboutissants de tous les gestes à poser avant de toucher une femme ou son enfant. Vous avez le devoir de donner toute l’information disponible et nécessaire à la prise de décision éclairée au principal intéressé, ici un parent. C’est dans vos codes de déontologie respectifs. Absolument rien ne peut justifier l’utilisation de la peur (c’est de la manipulation et de l’abus de pouvoir) et encore moins de donner une information complètement contraire aux données scientifiques pour faire, ou non, une intervention. Par exemple : dire à un parent que son bébé va se vider de son sang si on laisse le cordon finir de pulser avant de le couper. Juste pour pouvoir couper le cordon quand ça vous chante. De plus, c’est totalement faux. Votre pratique doit être appuyée sur les données probantes et uniquement les données probantes. Vos valeurs personnelles, vos croyances religieuses, vos préférences ergonomiques ne doivent en aucune circonstance dicter votre pratique, et surtout lorsque des données probantes démontrent qu’elles peuvent nuire à la santé de la mère ou de l’enfant, tel que : obliger une femme à accoucher en position gynécologique et encore moins lorsque qu’elle exprime vouloir faire autrement. Non mais c’est la femme qui accouche, pas le docteur à ce que je sache!

Je suis outré, découragée, peinée de constater, via tous les témoignages que je reçois en privé ou sur ma page Facebook, qu’en 2014 autant de professionnels de la santé font preuve de manquements graves à l’éthique, d’abus de pouvoir et de manipulation. Chaque membre de la société, par ses impôts, contribue à la formation des professionnels de la santé ainsi qu’à leur rémunération. Je trouve assez scandaleux de constater tout le mépris que certains ont à l’égard des gens qu’ils sont supposé servir avec diligence et bienveillance.

Vous pensez que j’exagère, après tout je suis la fatigante qui chiale tout le temps, allez lire ces quelques exemples puisées sur ma page Facebook

  • 7 aout 2012 à L’hôtel Dieu de Saint-Jérôme. Le lendemain que j’ai donné  naissance à ma première fille. Je suis confiante mais nerveuse car bébé pleure beaucoup. Pendant une de ses crise lors de la mise au sein je me également à pleurer. Une infirmière auxiliaire lance à une autre infirmière en face de moi; « Tu vois ben ça marche pas, a pas confiance en elle! »
  • Mars 2010, St-Luc. Pendant l’accouchement on réalise que mon bébé est en siège (surprise). Réaction de l’infirmière quand le médecin annonce le siège : « Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe! ». Extrêmement rassurant pour les parents. Ça m’a fait paniquer.
  • Novembre 2009,  l’infirmière en voyant mes tous petits mamelons roses. « iiiiiii des petits mamelons roses, l’allaitement ça va te faire mal! » J’ai eu peur et pas du tout envie d’allaiter…
  • Octobre 2012: j’avais fait un plan de naissance indiquant à la gynécologue que je voulais laisser battre le cordon. Elle ne voulait pas disant que bébé allait se vider de son sang. Je n’ai heureusement pas accouché en sa présence.
  • Avril 2011, J’ai dit: mon mari va vous donner mon plan de naissances signé par la doc. Une infirmière m’a répondu: on n’a pas le temps, vous êtes le 5eme accouchement ce soir. Faites-le verbalement… Je me suis sentie non-respectée. J’avais demandé à ce qu’on parle à mon mari pour connaître mes besoins car je faisais autohypnose. Ben à chaque contraction, on venait me sortir de ma bulle en me demandant comment était la douleur, si je souffrais, si ça faisait mal… (Ah, mettre l’emphase sur la douleur… Le meilleur moyen de se déconcentrer…)
  • Nov. 2009 CLSC l’infirmière qui fait le suivi de poids de mon bébé prématuré de 1 semaine (né à 35s.a.) Bébé qui buvait A1. « Faudra faire boire bébé au 2 h s’il s’endort au sein, prendre une débarbouillette d’eau froide pour le réveiller » Ce que j’ai fait scrupuleusement durant une semaine jusqu’à la pesée suivante cette fois à l’hôpital, où une autre infirmière me dise de ne surtout pas faire ça… Je me suis sentie plutôt perdu et complètement désorientée…
  • Septembre 2010, général juif, bébé « ronfle » malgré qu’il est éveille, maman inf. et papa inhalo savent qu’il a besoin qu’on aspire ses sécrétions pour l’aider un peu, et en le demandant, l’inf. du moment regarde mon chum et lui dit : tu sais sûrement mieux que moi comment faire, vas-y papa! Évidemment qu’il la fait, on n’avait pas confiance en eux…  Colère, frustration, déception.
  • déc. 2007, st-jean l’infirmière qui me trouve des mamelons invagines (ah bon!), alors qu’ils sont érectiles et bien normaux. Insécurité et sentiment de corps inadéquat
  • aout 2009 ch hôtel dieu st Jérôme : le médecin qui a mis bébé au monde manquait grandement de savoir vivre et de savoir professionnel. au bout de 36h de travail dont 3h de pousser, elle racontait a sa stagiaire (entre les pousser) les cas ou maman descendait durant l’accouchement et que bébé aussi. et quand bébé et moi avons été dans un état critique, tout ce qu’elle a trouvé à nous dire c’est : dépêche-toi de sortir ton bébé pcq il va mourir par ta faute et je ne ferai rien. la stagiaire à pleurer sa vie, et l’infirmier a dû intervenir. affreux pour les parents lorsque c’est un premier bébé. la preuve que tu n’es pas un doc grâce à ton savoir de quand et comment dire les choses.
  • mars 2012 au ch hôtel dieu st Jérôme : une infirmière ma dit, au bout de mon 8eme heure en ligne d’allaitement, que je n’avais pas de lait et que je devais arrêter de m’acharner à donner le sein a bébé de 3 jours. elle est arrivée pour m’élever bébé et lui donner un biberon. je me suis lever et je l’ai arrosé de mon lait en lui disant : maintenant si vous le voulez bien je vais reprendre mon bébé pour finir de le nourrir de mon lait. elle est restée figer et ne ma plus reparler.  à noter qu’à mon premier bébé elle voulait faire venir la dpj car bébé ne voulait pas boire car il souffrait de constipation et blocage urinaire. (une couche en 3 jours de vie). elle disait que je ne voulais pas nourrir mon enfant et le faire mourir de faim.
  • Mars 2012, st-Jean-sur-richelieu. La sage-femme me transfère au docteur parce que le cœur de mon bébé ralentit trop. Le docteur entre dans la salle d’accouchement pendant la poussée, avec toute sa « crew » d’infirmières et ça me sort de ma bulle. Je m’exclame « oh! Trop de monde! » Et le docteur de dire à ma sage-femme « heille, elle a donc ben d’l’air bête elle! » Le même doc me faisant mes points de suture à frette: « ben là madame, vous venez de sortir un bébé, c’est ben pire que ça! » Parce que j’avais mal et que je l’exprimais. Le même doc m’a menti en me faisant croire que le cordon avait cessé de battre malgré ma demande expresse d’attendre, juste pour pouvoir le couper + vite. Il a dit, et je cite : Ben là madame, c’est fini, ça sert pu à rien ». Ce que j’ai interprété comme voulant dire « le cordon a fini de battre ça sert pu à rien d’attendre ». Cela signifiât plutôt « c’est fini, votre bébé est né, ça sert à rien vos lubies de grano » Je me suis sentie infantilisée et j’ai vraiment senti que j’étais une corvée pour le médecin alors que ça devait être le + beau jour de ma vie!
  • Anna-Laberge Juin 2010: Mais madame, arrêter de respirer comme ça vous allez faire mal au bébé! (Elle me check… Et appelle la cavalerie comme si j’allais exploser parce je suis à 9+.)
  • Hôpital Pierre Boucher, octobre 2005. Je suis en travail depuis bien longtemps. Mon travail avance très peu. Le doc se pointe et me dit : « Madame, je ne veux pas vous mettre de pression, mais la dame qui est arrivée en même temps que vous, bien elle a accouchée il y a déjà 1h! »
  • Centre hospitalier Pierre-Legardeur, une doc qui répond à son cellulaire pendant que je pousse depuis 30 minutes pour sortir mon bébé décédé à terme (donc elle est entre mes jambes…), est-ce qu’on appelle ça « inadéquat »? son chum qui se renseignait pour le souper… ça m’a marqué et j’ai tellement senti qu’elle ne voulait juste pas être là! j’avais l’goût de lui crier de partir, qu’on allait s’arranger…
  • Hôpital LaSalle en juin 2007: tentative d’AVAC. J’suis en travail actif depuis plusieurs heures, mon doc est confiante que ça ira bien. Rendue à 7cm, tête engagée pas moulée…. Le doc fini son shift, l’autre doc entre et se présente puis, m’engeule comme du poisson pourri  »c’est très dangereux ce que tu fais là » et m’énumère tous les risques relatifs à l’AVAC. Je lui réponds que je sais ce que je fais, que je me suis informée et que c’est bien ce que je veux. Malheureusement, cette argumentation a suffi à me sortir de ma bulle et le travail (rendu à 7 1/2 cm) a ralenti un peu trop. S’est ensuivi le bla-bla de  »tu vois¸ il y a un problème, ça prend une césarienne » avec toutes les peurs de  »tu risques la vie de ton bébé si tu ne vas pas en césa »… J’ai accepté la césa. Pendant qu’on me préparait pour aller en césarienne, une infirmière m’a dit que j’avais fait le bon choix car mon utérus risquait d’exploser comme un ballon avec un AVAC!!!  J’ai été choquée du grand manque de confiance et de respect envers ma décision. La grande ignorance de l’infirmière m’a surprise et choquée. Au final, j’ai eu beaucoup de difficulté à passer au travers cette épreuve. J’ai vraiment eu l’impression qu’on m’a volé mon accouchement!
  • À ma 2ème lors du congé le pédiatre prescrit vit D (j’avais jamais entendu parle de ça à ma première) je lui dis donc que ce n’est pas nécessaire que j’ai tout dans mon lait. La réponse cinglante : c’est ça une autre grano qui pense tout savoir! Bien venez pas pleurer si votre bébé devient handicapé vous l’aurez cherché! Puis il sort! La rage ressentie !!!!! Et dire que je l’ai eu dans les pattes pendant mes stages infirmière en pédiatrie à Maisonneuve Rosemont ! Mon opinion n’était pas mieux !!!
  • le pharmacien me demande si je bois assez de lait parce que, et je cite : « ça prend du lait pour faire du lait ».
  • Sherbrooke, 2006. 3-4 jours après un accouchement extrêmement difficile et pas comme je l’aurais souhaité, je me plains à ma sage-femme qu’on m’a mise dans une « garde-robe » pendant que mon bébé est en néonat et que ça avait pas d’allure (j’en pleurais vraiment bcp) et elle me répond que de marché une étage pour aller voir mon bébé va juste me faire du bien… Je lui dis que ça pas d’allure si je veux allaiter d’être si loin que je dois tirer mon lait au min au 3 heures et que je veux être présente pour les chacun des boires de mon bébé même si je l’allaite pas encore que je ne vois pas comment je vais réussir, elle me répond : « Ben la veux-tu vraiment allaiter ou non… » Ceci est qu’une minime parti de ce qu’elle a pu me dire, car durant toute la grossesse, elle m’a a dit des âneries ….
  • Mars 2011, St-Jérôme. Premier accouchement, en pleine poussée, l’obstétricienne qui m’a suivie toute ma grossesse est en train de raconter à une infirmière qu’elle a reçue l’appel d’un député quelconque pour X raison, tout en faisant un « Mohawk » à la tête de mon bébé que j’ai à moitié sortie entre les jambes…Je sentais qu’elle voulait détourner l’attention et banaliser le moment. Je comprends qu’elle fait des accouchements à tous les jours depuis très longtemps, mais moi c’était mon premier accouchement, MON moment!
  • Septembre 2009: Donne mon plan de naissance à mon médecin obstétricienne de l’hôpital Sacré-Cœur dans lequel il est mentionné que je ne veux pas accoucher couchée sur le dos et elle me regarde l’air de me trouver complètement illuminé et me dit:  » Ben là tu veux accoucher comment?!? ». Comme s’il n’y avait aucune autre possibilité.
  • S-Jérôme : je suis extrêmement fatiguée, (32 heures de contractions quand même) finalement 7h30 arrive et je fini pas voir la médecin. Elle me demande si les eaux sont ruptures, je lui réponds que non et mentionne que JE VEUX la péridurale avant de rupturer. Elle parle à l’infirmière mais je ne comprends pas ce qu’elles se disent, l’infirmière s’installe à côté de moi sur un petit banc, la Dr s’installe pour me faire un examen, sans me le dire, elle rupture les eaux, l’infirmière me demande de lui dire quand j’ai une contraction, je lui dit, elle se penche sur moi et me pesé sur le ventre si fort que je ne peux plus respire elle refait la même chose pour 3 contractions (me semble qu’une tite marche aurait été tout aussi efficace!). Me voilà les eaux rupturées avec des douleurs atroces et c’est là qu’on me dit que pour la péridurale ça prendra encore au moins 1h. Je me suis sentie trahie et ignorée. J’ai finalement reçu la péridurale à 9h10, j’ai accouché à 9h41 (Après 37h de contractions aux 3 à 5 minutes). Péridurale manquée, maux de tête pendant 3 semaines (besoin d’un blood patch), rétention de placentaire fièvre et faiblesse extrême, curettage 7 jours après l’accouchement.
  • Val d’or, janvier 2014 goûté d’anniversaire d’un ami de garderie : une des tantes du gamin est infirmière et elle parle d’à quel point elle déteste être à la maternité, à quel point ça l’exaspère de faire l’enseignement de l’allaitement et va jusqu’à dire: que c’est bien moins de troubles les PNC et que ça permet d’économiser en couche.
  • Février 2013 Charles Lemoyne,  C’est moi qui se suis fait dire que Dieu lui avait dit de sortir mon bébé! Elle m’a aussi dit que j’avais un gros utérus plein de sang et oulallalala de gros fibromes! A Charles Lemoyne! Je me suis sentie comme un gros utérus anormale seule pcq mon chum devait aller avec la ptite. Pendant que Dieu jasait à ma médecin les infirmières jasaient de leurs téléromans et de leurs soupers du week end. Même si c’est pour elles juste une autre césarienne moi c’est ma première et je freak sur la table! Je tremble de tout mon corps et je pleurs ma vie mais la famille O’hara est nettement plus importante à ce moment! Ma fille est partie en neonat je capote pcq je ne comprends rien et personne ne m’explique… Franchement décevant! Sans raconter mes 7 jours qui ont suivi dans cet hôpital!!!!!
  • Juillet 2011, CHUL. Je suis à 10 cm, la gynécologue s’amène, crève mes eaux et s’installe dans la chaise berçante pour lire la revue du genre « Écho Vedettes » que l’infirmière lui avait amenée (?!?) et jase allègrement avec la dite infirmière du récent mariage du prince William avec Kate ! Je ne me sentais pas très importante ! Jusqu’à ce que ma meilleure amie s’écrie « On voit les cheveux ! », ce qui les a sortis de leur discussion impertinente…   Aujourd’hui j’en ris mais quand on le vit, avec les hormones et les émotions qu’un accouchement amène, j’avais vraiment le goût de pleurer !
  • Mai 2010, Maisonneuve-Rosemont: C’est normal que ça vous fasse mal allaiter, les rousses ont la peau sensible. Je me suis sentie défectueuse. (Et ça a pris 2 mois avant de se rendre compte que la petite avait une luxation de la mâchoire et un frein de langue, sans parler de mon vasospasme). À cause de ce commentaire, j’ai persisté à me faire souffrir inutilement jusqu’à n’en être plus capable, j’ai eu des troubles d’attachement (je voulais redonner mon bébé à l’hôpital), j’ai tiré mon lait et donné le biberon parce que je voulais pleurer quand on suggérait que je donne le sein. De plus, On m’a repris chaque ligne de mon plan de naissance en me faisant le commentaire: « vous savez que votre bébé peut mourir si on fait ça? » (ex: faire une induction graduelle, laisser pulser le cordon, attendre après la première tétée pour faire l’injection de vitamine K et l’onguent dans les yeux).
  • Mai 2010: CLSC Hochelaga: ça va faire moins mal quand tu seras habituée.

 

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23 réflexions au sujet de « Pour que ces pratiques cessent, les familles doivent dénoncer. »

  1. Wow!
    Premièrement merci, merci d’encourager les parents a avoir une voix! J’en reviens simplement pas, les histoires que l’on peut entendre et lire! J’ai aussi récemment eu une situation et j’ai ouvertement dictée une lettre de plainte, heureusement je suis une maman bien informée ( je suis accompagnante à la naissance ce qui m’aide) mais je me suis dit que n’importe qui aurais pus aveuglement avoir plier et suivis les recommendations, non les ordres reçus par ce gynéco qui n’avais même pas pris la peine de m’expliqué rien! Il c’est contenter de regarder mon mari et lui dire  » est-ce qu’elle pose toujours autant de questions » et quand je lui ai demander le pourquoi de cette décision prise sur le vif j’ai eu comme réponse  » car je suis le gynécologue et j’en ai décider ainsi »!!

    J’en rage encore et je suis qu’a 22 semaines de grossesses…

  2. Très bel article mais c’est horrifiant ce que l’on peut entendre comme âneries! Ça fait peur. Moi, lors de ma première grossesse, nous étions arrivé d’Europe quand j’ai appris que j’étais enceinte, je suis sortie de mes 3 premiers rendez vous gyneco en larmes car face à mes angoisses la gyneco me répondait « ça ce n’est pas important, faites ce que je vous dis ». Après le troisième j’ai dit stop et j’ai chercher un autre médecin.
    Et lors de ma dernière grossesse, à 39 semaines le médecin qui m’examine (j’étais à 2 cm) m’a fait un stripping sans rien me demander. Il me l’a imposé et je l’ai haï pour ça. D’autant que je n’en avais sûrement pas besoin (1er bébé était né en 4h30)

  3. Sainte Justine, j’ai accouchée prématuré à 34semaines … j’ai fais une pré eclampsie sévère (70lbs d’eau) .. quelques mois plus tard, j’avais rendez vous à Pierre Legardeur en cardiologie pour vérifier le petit coeur de mon bébé prématuré .. Mon copain est un peu embonpoint et moi, dûe à ma maladie de grossesse, j’ai énormément pris du poids .. Je me fais lancé par le cardiologue :  » À vous voir vous deux, vous feriez mieu de prendre de bonnes habitudes alimentaires pour votre bébé pour pas qu’elle ait un excès de poids comme vous, c’est dangereux  » MERCI, je suis sorti de là en pleurant . Déjà que je suis devenue maman TRÈS jeune, j’ai fait une pré eclampsie sévère, je me suis fais hospitalisé pendant 1 mois avant d’accoucher prématurément ..sans oublier lénorme complexe dû à ma prise de poids .. Ça m’a détruit, car il ne connaissait pas l’histoire derrière ça ..

    1. J’ai eu une pré-éclampsie qui n’a pas été détectée à temps (l’art de prendre 20lbs en 3 semaines!), j’ai été provoqué pendant 37 heures, une infirmière a « déploguée » mon épidurale en me disant « il faut souffrir pour que ça fonctionne! ». À la césarienne (quand tu es encore à -3 de station et 3.5cm après 37 heures, on est rendu là!), j’ai mentionné à l’anasthésiste que j’ai toujours eu besoin de grosses doses pour geler, que j’ai un métabolisme hyperactif. « oui oui madame! ». Ben oui, la madame a été opérée à frette! Si vous voulez un traumatisme de naissance, ça s’en est un! Bien sur, mon bébé était en détresse (4 tours de cordon, je ne savais même pas que ça se pouvait!). Et en salle de réveil, j’ai fait une hémoragie. Pendant que les infirmières me sortaient l’utérus par le dos (celles qui ont vécu ça savent de quoi je parle), l’un d’elles, fort sympatique, me dit que je ne sais pas bien respirer.

      Pour combler le tout, une fois tout ça terminé, j’arrive à ma chambre et le personnel refuse de me laisser voir mon bébé, que je voulais allaiter!

      J’ai essayé d’allaiter, mais bébé perdait du poids et ma pression ne voulait pas redescendre, alors on m’a menacé de nous garder à l’hopital (plus que le 5 jours dont j’avais déjà bénéficié) si on ne remédiait pas à la situation. Ça n’a pas été long qu’on a décidé de choisir de donner le biberon. Et qu’est-ce que la gentille infirmière est venu me dire  » ben là, tu ne veux même pas donner le meilleur à ton bébé! ». Wow, merci beaucoup. Peut-être que si j’avais eu un peu d’aide et de compassion à la place de me tomber dessus, ça n’aurait pas fini comme ça! C’était à Pierre-Boucher.

      J’ai réussis à allaiter ma 2ième pendant 3 mois et ma 3ième pendant 17 mois.

  4. Moi, c’était à St.-Jérome: depuis le début, je demandais à chaque équipe d’infirmières qui venait que je voulais l’épidurale rendu autour de 6-7 cm. Rendu à ce moment, il y a eu un problème avec l’anesthésiste qui était prise ailleurs. Au lieu de me montrer comment bien endurer mes contractions ( on n’apprend plus ça maintenant dans les cours prénataux) on me fait attendre sans rien nous dire. Après 2h à crier ma vie, pendant que mon col enflait ( au lieu de dilater)à force de mal forcer lors des contractions,mon chum pose des questions. Après mon examen, l’infirmière me dit,et je cite, » à ce point là, l’épidurale te fera sweat fuck all et anyway l’anasthesiste veut pas venir te voir » Après avoir pété un câble, on m’a fait un combiné, c’était le paradis. Dans un moment d’accalmie l’infirmière me dit que mon plan de naissance n’était pas clair sur le fait que je désirais l’épidural Qu’est-ce qui n’est pas clair dans la formulation suivante: Epidurale: oui.

  5. Wow! Mais y’a du monde cave dans vie!! O_O. J’ai accouché de mes mes 2 mousses à l’hôpital d’Amos et en général l’accueil et la compréhension est bien. SAUF QUE! à mon premier, mon fils, je voulais allaiter et j’avais de la difficulté (mamelons invaginés -_- ) et une journée où ça allait bien et je me suis dit « Oh! Yes! J’pense que j’ai trouvé le truc! » une infirmière entre en tapant dans ses mains (et over de bonne humeur) en me disant « Ok maman!!! Ça fait 20 minutes qu’il est là on change de sein!! » (mais mon fils ça lui prenait une 30aine de minutes à boire) et elle l’arrache de là pour essayer de le remettre sur l’autre sein et, sans résultat bébé en crise majeure aux décibels pétant les tympans, elle me regarde penaude et me dit « Ben.. il va falloir lui donner un supplément » en /$%$/ je lui réponds « Ben oui!! Ché pas pourquoi hein?? »

    À ma fille j’ai eu le plus merveilleux docteur (accouchée à Amos aussi) qui ELLE avait lu mon plan de naissance et elle a vraiment focusée sur moi et bébé. Seulement après j’ai fait un blocage vésical et elle avait donné comme ordre à l’infirmière que si j’urinai pas tout de suite après l’accouchement de me faire un cathétérisme (et je cite) « Avant qu’elle retourne à sa chambre. » 30 minutes sur une toilette d’appoint à dire par la dite infirmière  » C’est parce que j’ai pas envie… » et elle me réponds sèchement  » Oui oui tu dois avoir envie là! On va rester encore quelques minutes. » impatiente de retrouver ma fille pour la câliner je lui dit:  » Regarde, fais ½ heure que je suis là pis j’ai pas envie, je veux bien mais j’ai pas envie! » On me ramène à la chambre et encore là une 15aine de minutes à me faire dire « que j’ai envie » on se décide à me faire un cathétérisme. MAIS (oui parce que c’est pas tout! ^^)) Elle explique à une petite inf. auxiliaire je crois, la « procédure » et pointant et nommant le tout mais je pleure un peu et je lui dit que ça fait mal et en tentant de repousser sa main je la sens se raidir. Une fois tout terminé viens le massage utérin où là il y avait zéro délicatesse et on en faisant au 15 minutes « parce qu’il y avait des gros caillots » (même ma mère qui est inf.aux. trouvais ça trop) mais un moment donné je lui dit que ça faisait mal et je la repoussais et un moment l’infirmière me dit  » Écoutez madame là! faut le faire vous avez perdu beaucoup de sang pis vous avez des gros caillots. » Je me suis laissez faire en pleurant mais me suis jurer que si après ça elle revenait dans ma chambre j’allais lui dire de quitter au pire lui lancer quelque chose pour ne pas qu’elle m’approche (^^), mais je l’ai pas revu et c’est une gentille infirmière qui a repris sa place et en me faisant un massage utérin tout en douceur je lui dit « Oh mais té donc ben douce toi! Ben plus que l’autre! » ce à quoi la jeune dame me dit:  » Ben t’avais l’air à avoir mal tantôt. Donc je veux pas y aller trop fort. » Si bébé #3 il y a je compte bien me faire respecter cette fois-ci 😉

  6. a ma première la doc me conseil de me faire provoquer car je fait beaucoup de haute pression. j’accepte… après une trentaine d’heure de travail je dit a mon chum que je me sans en perte de contrôle lors de mes contraction. l’infirmière qui est a mes coter depuis le début et qui parle toujours d’un tas de chose auxquelles ont s’en fou, me dit … Ben là attent ca va être bien pire tantôt. Lors de mes poussés la même infirmière qui avait été transférer avec une autre maman, venait au 5 minutes nous dire que l’autre maman allait surement gagner.( avoir son bb avant nous). Je ne vous dit pas comment ma colère était grande.

  7. Ouf à vous lire toutes, j’ai eu une expérience incroyable et très belle. Même si, sur le coup, j’étais fâchée contre l’infirmière qui venait pour replacer mon bébé au sein (je voulais essayer l’allaitement en position biologique et elle me le remettait toujours en madone). On s’entend que ce n’est rien comparée à toutes les histoires d’horreur que certaines ont vécu.
    Mais une bonne chance que je n’avais pas lu ça avant d’accoucher… ça fait vraiment peur :( J’espère vraiment que les choses vont changer.

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    2. Tout à fait en phase avec ce constat qui conduit certaines ados à se tourner vers la chirurgie esthétique alors même que leur âge et fondamentalement leur besoin ne légitiment pas un tel choix.Combien de demandes d’augmentation de la poitrine suggérées par un mal-être diffus causé par le groupe et les canons médiatiques qui désignent du doigt une féminité « anormale » ?

  8. Oui et non…………..
    En fait, je suis infirmière (8 ans de cardio, 1an en salle d’accouchement), maman d’une petite fille, donc, selon moi, plutôt objective. Il faut remettre certains fait au point.
    Il n’y a pas de sot métier mais il y a des sots dans tous les métiers est un dicton bien connu, de généraliser le manque de formation sur le savoir-être et la remise en question non-présente dans la pratique est une exagération flagrante! Naturellement, la pensée infirmière a évolué, les cours également. Les remises à jour seraient nécessaires, naturellement, mais si le manque est aussi criant d’infirmières et le budget aussi limité, en quelles circonstances et monde idyllique croyez-vous vivre? Vous gardez en mémoire un commentaire désobligeant (ou mal interprété, je me ferai l’avocat du diable!) pour mettre de coté plusieurs faits: le personnel devant vous fait face aux mêmes problématique que tous les autres départements du monde médical; c’est-à-dire, des manques flagrants. De dire que ce n’est pas votre problème et que vous méritez un service de première qualité alors que l’argent que vous dites payer pour ces gens est le reflet même de ce service. Du personnel qui mange rarement, prend peu de pause, travaille de 16h en ligne, qui n’arrive parfois pas à se permettre le luxe d’aller uriner pendant son quart de travail. Du personnel forcé à rester en TSO (temps supplémentaire obligatoire) qui, pendant qu’elle vous épaule, se demande comment elle va s’arranger avec son CPE qui ferme dans 1h car on vient de l’aviser qu’elle devra rester car personne ne peut la remplacer, celle qui a déjà travaillé la nuit précédente et qui est au bout de nerf mais qui ne peut quitter pour vous laisser accoucher seule, cette autre qui est, elle-même enceinte, nauséeuse et qui reste à votre chevet pendant qu’elle a un travail prématuré qui commence à force de s’être trop donnée au travail, à qui vous donnez par inadvertance un coup au ventre durant vos poussées. Cette même fille qui se fait injuriée par votre conjoint, impatient et déboussolé qui trouve que vous ne prenez pas assez de temps auprès de votre conjointe à qui vous avez répondu que vous aviez 5 accouchements le même soir. Et oui, ça ne se calcule par les accouchements et les bébés décident quand ils sortent, il est possible qu’à cause de ces raisons, le personnel ne soit pas à vos cotés autant que vous le vouliez, il faut donc y aller par priorité car non, il ne pleut pas des gens pour vous tenir la main au moment exactement désiré. Peut-être que dans la chambre voisine, une maman est en train de vivre une situation d’urgence avec son bébé à naître… Je me souviens d’une soirée en particulier ou plus personne ne savait ou donner de la tête, 3 césariennes d’urgence annoncées presque en même temps, le double des infirmières présentes (dont la moitié restées de force après leur quart de travail), un médecin en congé qui avait accepté de venir en renfort malgré sa garde de 24h de la veille… dieu merci, la majorité des patientes présentes et leur conjoint ont fait preuve de beaucoup de tolérance et de savoir-vivre. J’espère de tout coeur qu’ils ont su voir l’ensemble du travail et non le petit commentaire mal glissé, qu’ils ont fait preuve d’ouverture d’esprit lorsque 2 informations contradictoires leurs ont été données (se souvenant qu’il est important de contextualiser et qu’il n’y a pas qu’une seule bonne réponse dans la vie, surtout dans un domaine aussi subjectif que la bonne façon de faire avec un nourrisson puisqu’il existe autant d’individus que de manières de les aborder).

    Plusieurs plaintes vus ci-haut me semble facilement justifiables selon un contexte donné. Si les gens prenaient la peine de poser des questions plutôt que de se taire et vivre des frustrations, on éviterait beaucoup de mal-entendus.

    Naturellement, comme dans chacun des métiers que vous pratiquez, il y a des gens qui manque de savoir-vivre, en écrivant un tel texte, rien ne changera! Ces histoires, relatées à gauche et à droite, ne sont pas dirigées et ne servent qu’à se plaindre pour se plaindre. Des formulaires de non-satisfaction des soins sont toujours à votre disposition dans les établissements et servent d’outils à des fins d’amélioration. Tout commentaire constructif ou plainte dirigée sera prise en considération et les personnes sujettes seront rencontrée par un supérieur afin d’éviter que des choses aberrantes se reproduisent.

    Et pour les éternelles insatisfaites, je vous rappelle qu’il est question d’un service publique, et le meilleur qui soit (pour avoir visité beaucoup de départements, je constate que ceux en néonatalogie sont souvent les plus modernes et gâtés pour la clientèle) et que si vous trouvez qu’il ne correspond pas à vos besoins, vous pouvez toujours aller dans le privé, un endroit ou le temps qu’on vous consacre est le reflet de ce que vous déboursé.

    J’ai moi-même accouché en milieu hospitalier et oui, certaines étaient plus gentilles que d’autres, oups, deux petites erreurs se sont glissées pendant mon séjour, oui je trouvais qu’une des infirmière n’était pas assez douce avec mon bébé, mais règle générale, je suis contente du service que j’ai reçu.

    Heureusement, la majorité des médecins, infirmières et patients sont bien intentionnés et compréhensifs, ce qui fait que la majorité du temps, lorsque les choses sont dites au fur et à mesure, de manière polie est respectueuse, les accouchements en milieu hospitalier sont un beau moment pour tous.

    1. Très bon commentaires, très pertinent ! Moi aussi je suis infirmière et moi aussi j’ai eu des petits pépins lors de mon accouchement, mais j’ai tout de meme grandement apprécié mon expérience a Ste-Justine. Oui, j’ai eu un pédiatre qui m’a dit que l’allaitement n’était pas naturel… J’ai quand meme allaitte 11 mois !

    2. Maman infirmière, je suis plus ou moins d’accord avec ton long discours. Les professionnels de la santé doivent rester polis, respectueux et bienveillants peu importe le contexte. En fait, toute la population devrait l’être en tout temps et avec tout le monde…. Si on ne peut se contrôler…être brusque, manquer de respect, ou ne pas expliquer une procédure, car on n’a pas eu le temps d’aller aux toilettes ou que le mari de la patiente voisine nous a insulté ou (insérer ici toutes les contraintes, désagréments et autres situations frustrantes qui te passe par la tête lorsqu’on est professionnel de la santé) eh bien, rien ne t’oblige à garder cet emploi. Il est bien facile de dire que c’est le contexte qui est en cause, mais rien ne t’oblige à rester travailler dans ce contexte-là. C’est certain, qu’on est pas tous des airs bêtes dans le réseau, mais oh combien il y en a!!! Les gens devraient connaître leurs droits et savoir dire non, mais devraient aussi avoir reçu toute l’information sur les procédures, les soins, les traitements qu’on veut leur prodiguer…. C’est la job du professionnel qui ne le fait pas vraiment … bien souvent. Je crois aussi qu’il est utile d’en parler pour que ça se sache. De plus, l’article informe aussi qu’il existe des commissaires aux plaintes, c’est une information très utile pour certaines personnes qui ne savent pas qu’on peut en tout temps refuser un soins….. si elles ne connaissent pas ce droit, possible qu’elles ne sachent pas qu’elles ont droit de porter plainte.
      D’une future maman, infirmière en post-natal en CLSC et accompagnante à la naissance.

  9. Lors de ma première grossesse, ma gynécologue ne m’a jamais accordé plus de 2 minutes à chaque rendez-vous de suivi. Elle était le genre à sortir du bureau avant que j’ai pu me remonter les culottes. Quand je me suis inquiètée de ma très petite bedaine à 7 mois de grossesse, elle a dit que tout était normal et que ça n’était rien. J’ai fait une pré-Éclampsie sévère à 8 mois. J’ai aboutit à l’urgence un dimanche soir au CH Pierre-Boucher… J’ai passé plusieurs heures à crier, à pleurer, à supplier qu’on m’achève… avec une équipe pleine de compassion, de patience et de délicatesse (notez ici le SARCASME). On finit par me faire une césarienne et j’aboutis aux soins intensifs (rien que des bons commentaires au sujet de cette équipe par contre). Il a fallu attendre 2 jours avant que je sois tranférée en maternité et que je puisse voir ma petite (qui était dans un incubateur et pesait seulement 3,5 lbs…) Ça été un double choc. Le premier de pouvoir la prendre dans mes bras. Le deuxième d’avoir affaire avec l’équipe de la maternité: oubli de médication (quand ça n’était pas la mauvaise), se faire dire « tu vas faire dur rendue à maison quand on sera pas là » après avoir demandé de l’aide, se faire regarder de haut et avec mépris pour avoir demandé de donner un biberon au bébé (question de reprendre quelques heures de sommeil), et j’en passe! Au moins, pour l’équipe qui s’occupait de bébé, c’était tout le contraire! Alors je ne m’inquiétait pas trop pour elle. Autant les infirmières de la maternité me semblaient avoir manqué leur vocation que les infirmières des soins intermédiaires m’ont semblé être à leur place (en généralisant bien sur…). J’ai passé 22 jours à l’hôpital et pas une fois ma gynécologue n’est venue me voir. J’ai été la voir sur Ratemd.com et je me suis rendue compte que j’étais loin d’être la seule insatisfaite!

  10. Je vois que je ne suis pas seule a garder une certaine rancœur par rapport au traitement reçu lors de mon premier accouchement… Que c’est triste de lire toutes ces histoires de mamans qui auraient du garder que de bons souvenirs de ce moment inoubliable dans nos vies. De mon côté, jai accouché super rapidement mais lorsque jai demandé au médecin quand je devais pousser, elle s’est enflammée et m’a répondu (je te l’ai dit!! Tu pousses quand je vais te faire signe!) Alors que c’était la première fois que je posais la question..Elle s’était trompée de patiente…Ensuite elle m’a presque lancé mon bébé sur moi et a commencé mes points, jai demandé si ca avait beaucoup déchiré, elle a dit: oui a 2…Sans m’expliquer ce que signifiait 2! Ensuite elle est partie sans me dire si c’était une fille ou un garçon. Bref je lis des commentaires qui disent que l’on doit poser des questions alors que moi, à mes deux seules questions posées pendant mon premier accouchement, j’ai eu deux âneries comme réponse…

  11. Wow… ca fait du bien que quelqu’un le dénonce. En même temps ca fait peur. J’ai envie d’en avoir un deuxième, mais pas a l’hospital, par un gynéco qui est sur la fin de son chiffre et qui a juste envie de partir … je suis encore traumatisée de ma césarienne auquelle mon chum n’a pas pu assister par quils mont endormie parce que je disais que je sentais tout (effectivement ils étaient entrain de m’ouvrir je hurlais parce que je sentais tout, mais non madame vous sentez quon vous touche ms vous sentez aucune douleur. Non cest vrai rappelle moi donc cest qui qui hurle ici !!!) Donc tout ca pour dire que jaimerais avoir dautres enfants ms que j’ai tellement peur d’accoucher a lhospital que je sais pas si on va en avoir d’autre … (peur au point d’avoir des bouffées de chaleurs et larmes …) J’ai vraiment eu l’impression qu’on me violais… on m’a volé mon accouchement, a moi, a mon conjoint et la naissance de mon bébé …. c’est vraiment grave …

  12. Je crois qu’il est facile de faire un ‘ramassis’ d’expériences négatives et de vous faire peur les unes les autres. Vous devriez plutôt partir à la recherche de belles histoires et faire le focus sur le positif plutôt que de vous regrouper à dire que tel ou tel professionnel n’a pas agit comme bon vous a semblé. Bien sur qu’il y a et aura toujours une infirmière ou un médecin un peu mal à droit un peu trop habitué à sa routine pour se rendre compte que son langage médical n’est pas compris par tous mais règle générale (et je sais de quoi je parle car je travail en salle de naissance et j’ai moi même vécu une très belle expérience à la naissance de ma fille) les professionnels de la santé donne leur 110%.

    Il faut aussi faire preuve d’indulgence et il ne faut pas oublier que nous tenons à bout de bras un système de santé qui sans tous les sacrifices de notre part (je parle ici de couper nos pauses, nos heures de repas, se retenir d’aller à la toilette par manque de temps, de rentrer travailler sur nos vacances pour soutenir l’équipe, de travailler plus de 10 jours d’affiler, du temps supplémentaires obligatoires, de la surcharge de travail fréquente (c’est à dire devoir s’occuper de 3 patientes en travail alors que le cota est de 1) etc.) n’existerais probablement pas! Alors oui, celle qui est en 16h qui a pris 30 minutes pour diner, pas de pause de la journée, qui a une patiente en attente d’épidural dans la chambre 1 et une patiente en hémorragie dans la 2 n’aura surement pas le temps de vous expliquer de a à z pourquoi vous nécessitez une césarienne d’urgence justement parce que c’est URGENT. Peut être faudrait-il apprendre a faire confiance à votre équipe de naissance?

  13. et si le fait de parler permettait justement de prendre le temps de comprendre pourquoi la perception des gens est si négative, ce qui nuit à tout le réseau, peut-être que ça aiderait aussi les travailleurs du réseau pour revendiquer de meilleurs conditions de travail?

    Si on parle que des bons coups et des perles du réseau ceux à qui le chapeau ne fait pas, le mettront quand même. Et là c’est certain que personne ne se remettra en question.

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