Votre histoire peut être le phare d’une famille

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15 réflexions au sujet de « Votre histoire peut être le phare d’une famille »

  1. Je me lance! Si ce n’est pas le bon endroit ou si je dis quelque chose d’inapproprié, n’hésitez pas à me le dire! :)

    Voici mon témoignage :

    J’avais appelé ma marraine d’allaitement avant d’accoucher, mais elle m’a dit que son soutien commencerait après l’accouchement. Ça me décevait un peu, parce que j’aurais aimé prendre de l’avance sur le sujet, mais comme je savais qu’elle faisait ça bénévolement, je ne lui ai pas dit. J’ai accouché le 13 juin 2012 d’une petite fille. Alors que j’étais terrorisée par l’accouchement, celui-ci s’est super bien passé. Et alors que je ne m’en faisais pas outre mesure pour l’allaitement, me disant que « c’est naturel, c’est inné », c’est ça qui m’a donné le plus de fil à retordre dans toute ma courte expérience de la maternité. Ma mère avait allaité ses deux enfants plusieurs mois, mais elle ne m’en avait pas vraiment parlé. Quand j’avais essayé d’en parler, elle m’avait dit que ça n’avait pas été facile, parce que c’était douloureux… La conversation s’est arrêtée là et j’ai espéré fort que ma situation serait différente!

    J’avais choisi l’hôpital de LaSalle parce que je m’étais renseignée et j’avais cru comprendre que c’était un bon choix pour une future maman qui voulait un accouchement naturel et allaiter. J’habitais à Longueuil et je travaillais à Montréal, alors ce n’était pas la porte à côté! En plus, je ne conduisais pas… J’étais motivée! La première journée après l’accouchement, à l’hôpital, ça allait bien. La pratique de l’allaitement était un peu douloureuse, mais pas si mal. La deuxième journée, ça a commencé à faire un peu plus mal. J’appelais les infirmières assez souvent, mais elles me donnaient toutes des conseils un peu contradictoires, et certaines n’avaient pas l’air du tout de savoir ce qu’elles faisaient. Elles avaient beaucoup à faire : s’occuper de nouvelles mamans et de mamans qui viennent d’accoucher d’un nouveau bébé, c’est demandant! La troisième journée, tannée d’avoir mal, j’ai demandé à voir une consultante en lactation, étant donné qu’une affiche de ma chambre d’hôpital disait que je pouvais y avoir accès. On m’a dit que la consultante était là le jour précédent (personne ne m’en avait parlé!), et qu’elle revenait seulement une fois par semaine. J’ai demandé au pédiatre de vérifier le frein de langue de ma fille, ce qu’il a fait, mais il n’a pas jugé bon de faire quelque chose.

    La cinquième journée, j’étais découragée : je n’arrivais pas à mettre le bébé au sein toute seule parce que ça faisait trop mal. L’infirmière du CLSC est venue me voir : elle a bien défait quelques mythes instaurés par les infirmières de l’hôpital, mais elle ne m’a pas aidée tant que ça pour améliorer ma situation d’allaitement. J’ai décidé d’aller à la prochaine clinique d’allaitement du CLSC. Comme je ne conduis pas, ça a été assez difficile m’y rendre, mais j’ai réussi! J’ai bien aimé ma première expérience, mais je trouvais encore que tout le monde se contredisait! L’infirmière voyait bien que j’avais très mal, mais elle ne trouvait pas mon problème. Je n’ai pas pu voir la consultante parce qu’elle était très occupée. L’infirmière a recommandé une freinectomie, alors je me suis mise sur une liste d’attente. On m’a dit que ça prendrait probablement deux semaines. Deux semaines! Ça a l’air vraiment court, dit comme ça, mais après avoir vécu de la douleur exclusivement liée à l’allaitement pendant cinq jours, je voyais mal comment je pourrais endurer quatorze jours de plus! Après huit jours, je n’en pouvais plus : je me suis acheté une téterelle et j’ai loué un tire-lait en attendant la freinectomie; j’espérais fort que celle-ci allait tout régler. J’alternais entre l’allaitement avec une téterelle et le tire-lait (donner les boires à la seringue), mais ça faisait toujours mal quand même, à un degré plus faible. Je suis retournée au moins deux fois à la clinique d’allaitement, mais il fallait toujours que je ré-explique mon problème pendant une demi-heure, et les infirmières et consultantes finissaient toujours par dire que mes positions étaient très bien et qu’elles ne voyaient pas le problème.

    En ce qui concerne ma marraine d’allaitement, sans vouloir être méchante, je l’ai trouvé plutôt inutile : les cinq fois que je l’ai appelée, j’avais l’impression de la déranger, et comme elle ne me voyait pas allaiter, elle ne pouvait pas vraiment me conseiller… Je ne dis pas que toutes les marraines sont inutiles, juste que mon expérience n’a pas été concluante…

    La quinzième journée, ma fille a enfin eu la freinectomie. Au lieu d’aider, ça a empiré les choses. Elle avait de la misère à avaler et elle refusait catégoriquement la seringue. J’utilisais encore la téterelle, mais ça n’a pas réglé le problème : j’avais tellement mal que je ne contrôlais plus mes mouvements pendant les boires et j’avais peur de faire mal au bébé tellement je sursautais de façon violente. Je suis retournée à la clinique d’allaitement, mais je n’ai pas pu voir d’infirmière ni de consultante : il y avait trop de bébés (à quinze jours, mon bébé n’était plus la priorité). La dix-huitième journée, j’ai fini par abandonner et j’ai donné mon premier biberon de préparation commerciale en pleurant comme une madeleine. Sérieusement, j’avais beau être en amour avec ma fille, j’étais sur le bord de pitcher mon bébé à bout de bras!!! J’avais atteint le bout de mes ressources. J’ai continué à tirer mon lait, mais je ne fournissais pas assez pour la nourrir, alors j’ai fait un allaitement mixte pendant deux semaines, puis j’ai réussi à conserver une petite quantité de lait constamment renouvelée. Je me suis rendu compte assez vite que c’est beaucoup de travail, un tire-allaitement! Tirer son lait, mettre le lait dans les sacs de conservation, laver les parties amovibles du tire-lait, faire chauffer le lait, faire boire le bébé (mon bébé prenait une heure à boire deux onces…)… Une pause de vingt minutes et hop! Il faut recommencer le tout (parce que bébé avait de nouveau faim). Et dire que j’ai fait ça pendant neuf mois! Après un mois de pause d’allaitement directement au sein (j’ai aussi essayé la crème du Dr Newman à un moment donné, j’ai oublié quand… Ça n’a rien donné, ça empirait même ma douleur!), j’ai recommencé à mettre ma fille au sein une fois par jour, le matin, avec des résultats mitigés. Elle ne semblait pas trop quoi faire de mon sein. Mais après un ou deux mois de pratique une fois par jour, elle a retrouvé comment! Je suis retournée environ trois fois à la clinique d’allaitement, sans que qui que ce soit ne trouve c’était quoi mon problème. J’avais beau dire à l’infirmière à quel point j’étais au bout du rouleau et je n’en pouvais plus de la douleur (parce que le tire-lait, dans mon cas, ce n’était pas sans douleur! juste un peu moins douloureux que l’allaitement direct), elle ne pouvait que m’encourager à continuer mes efforts. J’ai aussi rencontré un médecin spécialiste de l’allaitement, qui n’a fait que faire une deuxième freinectomie à mon bébé… Traumatisme maternel! Ça ne s’est pas aussi bien passé que la première fois : cette fois-là, bébé était tout à fait conscient que quelque chose d’étrange allait se produire, alors elle a hurlé tout le long! Et évidemment, ça n’a pas réglé le problème! Je me suis surtout sentie coupable d’avoir fait vivre ça à mon bébé.

    Et pour ce qui est des biberons, j’ai eu de la difficulté à m’y retrouver : personne ne m’en avait jamais parlé et je n’avais pas lu le Mieux vivre sur cette question, me disant que ça ne me servait à rien de le lire si j’avais l’intention d’allaiter. J’ai appris sur le tas. Je trouvais ça difficile de voir les regards de mépris des mamans qui me voyaient donner le biberon à ma fille, surtout parce que j’avais de la difficulté à accepter le fait que j’avais « échoué » mon allaitement… Certains regards peuvent être blessants! (D’ailleurs, je crois aussi que les gens qui regardent de façon méprisante une femme qui allaite devraient être éduqués de meilleure façon! Mais bon, c’est un autre sujet…)

    Finalement, c’est mon accompagnante qui a trouvé mon problème (et elle n’est même pas consultante…) : vasospasmes. J’ai pris des suppléments pendant cinq mois, ça a aidé un peu, mais ça n’a pas changé grand-chose. Et j’ai appris que le fait de faire sécher ses mamelons à l’air libre, comme les autres mamans faisaient, ce n’était pas la meilleure idée, avec des vasospasmes… Et que le stress, c’est vraiment la pire chose qui peut arriver dans un allaitement! Et que tire-allaitement + dépression, c’est vraiment pas la meilleure combinaison au monde… Je ne dis pas que les femmes qui font une dépression post partum devraient arrêter d’allaiter, loin de là, mais il faut être prudent avec les femmes qui font une dépression (diagnostiquée) tout en allaitant : elles sont très vulnérables. Je crois qu’il faut essayer de les accompagner dans leur allaitement, mais ne pas TROP insister non plus. Ça dépend de chaque personne, évidemment!

    Je reconnais mes responsabilités dans l’échec de mon allaitement parfait : j’aurais dû m’informer davantage sur les ressources qui étaient à ma disposition. Si j’étais allée voir l’organisme communautaire d’allaitement de ma région (MAM) plus tôt, ça se serait probablement mieux passé pour moi. Mais j’avoue que les petites phrases assassines de certaines mamans un peu trop zélées m’a découragée d’aller voir cet organisme… Vous savez, les petites phrases du genre 1- « Ben moi je devais être plus persévérante, faut croire… », 2- « Tu n’as pas envie de donner le meilleur à ton bébé? » et 3- « J’aime telllllement l’allaitement parce que je peux donner de l’amour à mon bébé »… 1- Je crois qu’en matière de persévérance, j’ai assez donné, trop même… 2- Oui j’avais on ne peut plus envie de donner le meilleur à mon bébé, mais je n’ai pas réussi : ça sert à quoi déjà, de me faire culpabiliser encore plus? 3- Parce que moi, bien sûr, en donnant le biberon, je ne donne aucun amour à mon enfant… Dans mon cas, l’allaitement faisait tellement mal, je n’en pouvais plus, les tétées n’étaient pas DU TOUT un moment d’amour! Pour moi, l’allaitement exclusif des deux premières semaines a été une torture physique et mentale! Bien pire que l’accouchement! (Mais j’ai eu un accouchement qui s’est bien passé, il faut le dire!) Alors quand j’ai finalement donné le biberon pour la première fois, je donnais un million de fois plus d’amour à mon bébé pendant qu’elle buvait… Il ne faut pas confondre amour et proximité!

    Dans les choses que je regrette, il y a aussi : J’aurais dû lire davantage sur le sujet. J’aurais probablement dû arrêter plus vite et reprendre l’allaitement direct plus vite aussi. J’aurais dû suivre mon instinct, qui me disait que j’en faisais trop pour mes capacités. J’aurais dû ne pas considérer l’allaitement mixte comme un échec, contrairement à ce que me faisaient sentir les infirmières. (Pour moi, ce point est très important, même crucial, parce que l’allaitement mixte, ça veut quand même dire que le bébé obtient du lait maternel! Et que la maman continue à allaiter, qu’elle ne s’arrête pas complètement!) J’aurais dû ne pas penser que parce que j’avais « raté mon allaitement », j’étais automatiquement une mauvaise mère. J’aurais dû ne pas m’entêter autant et m’écouter davantage. Mais je tiens quand même à dire ceci : L’allaitement n’est pas seulement une méthode d’alimentation. C’est aussi le premier test de la nouvelle maman. Il est facile pour la nouvelle maman d’associer « J’ai échoué mon premier test avec « Je suis une mauvaise mère ». Je trouve qu’on n’en tient pas assez compte dans la promotion et le soutien à l’allaitement. Ce n’est pas de l’introduction des brocolis dans une famille dont on parle, c’est de la première expérience concrète d’une maman avec son nouveau-né! Il faudrait trouver un moyen de dissocier l’allaitement avec la qualité de la mère. Ça n’a rien à voir.

    Je trouve aussi qu’il manque de témoignages réalistes dans les documents de promotion de l’allaitement. (D’ailleurs, merci infiniment Chantal Lavigne de nous offrir cet endroit pour donner nos témoignages! Je l’apprécie énormément!) Sur les 90 femmes de mon forum de mamans, je n’ai pas fait de statistiques exactes, mais je dirais qu’il y en a au moins la moitié (au moins!) qui ont admis avoir eu des problèmes avec l’allaitement, au début de leur maternité surtout. Et ça a pris beaucoup de temps avant que certaines l’admettent : on dirait que c’est tabou de dire qu’on a eu des difficultés, une fois que les premiers mois sont passés… Ça sert à quoi d’essayer de faire croire aux gens que tout est rose, dans l’allaitement? Tout ce que ça donne, c’est que les femmes qui commencent sont convaincues que c’est super facile et qu’il n’y aura aucune douleur ni aucun problème (c’est naturel! MAIS ça ne vient pas naturellement…), et si elles ont des douleurs, elles se disent qu’elles ne sont pas normales et elles sont plus promptes à abandonner. Il faudrait un certain équilibre dans la promotion de l’allaitement. Moi, la meilleure chose que j’ai trouvé à dire à mes amies qui commencent, c’est « Essaie-le, tu vas voir… Ça vaut la peine de l’essayer » (inspirée par la merveilleuse histoire de Mylen Vigneault, ici : http://www.yoopa.ca/blogueurs/billet/pourquoi-jai-opte-pour-lallaitement).

    Un autre GROS problème que j’ai trouvé avec l’allaitement, c’est que les renseignements donnés par les infirmières et les consultantes en lactation (de l’hôpital et du CLSC) se contredisaient tout le temps!
    Alors voilà, c’était mon témoignage et mon avis sur la question de l’allaitement… Je m’excuse d’avoir fait aussi long; j’ai vraiment essayé de faire court, mais je n’ai pas réussi… Merci de m’avoir lue!
    Personnellement, je crois que la situation au Québec est sur le bord de s’améliorer : on est quand même passés de « presque pas d’allaitement » à « beaucoup d’allaitement, mais pas nécessairement de la meilleure façon » en quoi, 30 ans? Il y a tout plein de choses à régler, mais je crois que la situation n’est quand même pas sans espoir!

    Si j’avais à résumer, je dirais que ce qui fait mal à la promotion de l’allaitement, c’est surtout 1- les renseignements contradictoires et erronés qui circulent et 2- le dogmatisme. J’ai déjà parlé du premier, et le deuxième, c’est juste que les règles comme « Aucun biberon si on allaite, jamais, jamais, jamais » et « Aucune suce si on allaite, jamais, jamais, jamais », il me semble que ça n’aide pas la situation. Je comprend pourquoi ces règles sont énoncées (c’est plus difficile de faire téter correctement un bébé qui s’est habitué au biberon et à la suce), mais le fait de dire que c’est complètement exclu, ça donne l’impression à la mère qu’elle n’a aucune autre option que d’arrêter l’allaitement si elle a des difficultés, alors qu’elle pourrait très bien donner un biberon une fois sur deux et voir ce que ça donne! Si elle en est rendue là (donner un biberon une fois sur deux), c’est toujours mieux que d’arrêter complètement l’allaitement… Et par la suite, il y a une possibilité qu’elle puisse reprendre l’allaitement exclusif si possible… Mais je ne sais pas si je suis claire ni si je fonde mon idée sur des renseignements erronés…

    Et je tiens à dire que j’ai rencontré tout plein de gens qui étaient pleins de bonne volonté et qui, avec les bons renseignements, m’auraient beaucoup aidés, alors j’ai bien l’impression qu’il y a encore de l’espoir! Et je me répète, mais on en a fait du chemin depuis les années 1970! Alors courage à toutes (et tous aussi, les conjoints font partie de l’équation!), et merci encore de nous donner un endroit pour écrire nos témoignages!

    1. Ho! J’ai vécu très semblable et ressenti comme toi! Avant ma deuxième grossesse, j’avais bien envie d’oublier cette histoire! Merci de ton témoignage!

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  2. Allaitement en 3 temps
    J’ai toujours su que j’aurais des enfants et je ne me posais aucune question face à l’allaitement, c’était normal. Je le sais depuis que je suis toute petite. Depuis ce temps aussi, je cherchais un sens à ma vie, la raison de mon existence. Je vivais sans savoir pourquoi, jusqu’au jour ou le résultat fut positif…
    J’ai rencontré mon homme à l’âge de 15 ans. Quand j’ai eu 23 ans, l’appel de la nature c’est fait entendre. Mais la vie était bien décidé à me rendre les choses difficiles. Après 3 ans, bien des rendez-vous, de la médication et un « vous devriez considérer le in vitro », je suis tombé enceinte. Encore là, que de difficultés… pré-éclampsie, travail pré-terme, placenta prævia et fissure placentaire. Malgré tout, après près de 9 mois couchée, je fais la connaissance de ma douce Marie-Anne. Elle en a pris du temps avant de téter celle-là. Elle voulait être seule avec moi et son papa, dans la chambre d’hôpital. Elle était timide et l’est encore aujourd’hui. Après un départ difficile dû à une jaunisse, nous sommes revenus à la maison pour découvrir la joie d’être parents. Que de bonheur de voir ce petit ange grandir sur mon sein. Puis doucement, vers 3 mois et demi, tout se gâche, je manque de lait mais par manque d’informations, c’est avec le coeur qui saigne que je me résout à lui donner du lait artificiel.
    Puis l’appel de la nature revient prendre mon âme et celui de mon amoureux. Encore 2 ans de médication et suivis pour enfin revoir la petite barre sur le test. Quelle joie, mais de si courte durée puisqu’après quelques semaines, mon bébé devient un petit ange. C’est le coeur lourd que mon âme c’est brisée. De gros nuages ont obscursi ma vie avec un seul rayon pendant 6 mois, un midi d’octobre, un test positif, mais mon cerveau se referme avant d’émerger au cinquième mois de grossesse. Mon médecin me dira plus tard qu’il avait eu peur pour moi. La grossesse continue avec un stress intense que je gère comme je peu. Puis, un bon jour, le moment du déclanchement arrive et 20 min après le début du travail, mon rayon d’espoir, Angélique, arrive au monde comme une bombe. Ce qu’elle est encore d’ailleurs! Pour elle, téter va de soi et tout va bien. Chaque fois qu’elle va au sein, elle soulage pendant un moment mon anxiété et mon mal-être. Elle est exigeante mais c’est ainsi qu’elle m’aide à m’en sortir, c’est encore une fois mon rayon d’espoir, mon petit ange. L’allaitement salvateur d’une petite BABI Puis un jour, grève de la tétée et encore une fois, par manque d’informations, je suis incapable de la reprendre. Je tire mon lait pendant près de 2 mois mais n’arrive pas à suffir à la demande. Donc par manque de soutien et d’informations, me voilà encore avec cet horreur de lait en canne. Ma belle Angélique avait 6 mois et demi. Encore une fois je me retrouve avec une histoire d’allaitement qui me laisse un goût amer, moi qui y tenais tant.
    Par la suite je prend la décision que si un troisième il doit y avoir, il viendra naturel ou ne viendra pas. Mes allaitements ratés me laisse une douloureuse tache sur le coeur mais je m’en sert pour aider les mamans que je marraine au quotidien. C’est un baume d’aider à ce que pour certaines, ne pas dire « si j’avais su », fasse parti de leur histoire d’allaitement.
    Après encore 2 ans et comme une total surprise, mes nausées reviennent et ce pendant un cours en lactation en plus. Je suis enceinte… moi enceinte et naturellement en plus! Cette fois-ci, malgré des malaises de femmes enceintes, tout va bien et j’accouche finalement d’un superbe et assez lourd petit loup, mon Camil. Dès la sorti, il se rue sur le sein et devient un avide téteur. Encore aujourd’hui, à presque 8 mois de vie, il n’est pas rare que mon p’tit loup prenne le sein une quizaine de fois par jour. On s’accroche ensemble à ce parcours de ma vie ou je me sens enfin complète. Moi qui cherchait qui j’étais, la naissance de Camil venait de me compléter. Des embûches on en a. Reflux interne sévère, syndrome de Raynaud, surproduction de lait, réflexe d’éjection puissant, intolérance aux protéines bovines, frein de langue, mastites, canal bloqués et maintenant morsures sont quotidien. Mais rien de tout cela ne m’ébranle, ne me fais questionner. Allaiter, c’est pour moi une seconde nature, un besoin. Sentir mes seins pleins de lait, le voir déborder de sa petite bouche, le voir se jeter sur mon sein goulûment… comme c’est beau la vie parfois dans sa simplicité, une tétée à la fois.

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  4. Ma petite fille Maëlie a 9mois. Elle est allaité depuis sa naissance et mange depuis qu’elle 51/2mois. Jusqu’ici tout allait bien , dimanche matin elle a bu au sein pour la dernière fois. Elle refuse le sein , refuse le lait maternel au gobelet aussi. Ses parents l’on fait voir par le pédiatre, il ne Comprend pas pourquoi elle refuse de boire, même au gobelet
    . La petite mordait sa mère depuis qq temps . Est-il possible que les réactions de la mère ( les cris) auraient découragé Maëlie à téter?

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