Archives de catégorie : 3 Le milieu du continuum

Pour que ces pratiques cessent, les familles doivent dénoncer.

J’espère qu’un jour les familles en auront assez, et qu’elles se lèveront et dénonceront les pratiques inappropriées, les mots qui tuent et les abus de pouvoir. En passant chaque CSSS a un commissaire aux plaintes que vous payez à même vos impôts et qui mine de rien travaille pour vous.

Avant je veux souligner et spécifier que dans le réseau il y aussi des perles qui font, pour les familles, toute la différence du monde. À vous, et vous vous reconnaissez, je vous dis merci d’être là avec tout votre cœur, merci pour votre dévouement et votre empathie. Sans vous on serait bien mal pris.

Dans une optique de prévention et de protection, il faut se demander si nos pratiques (protocoles) périnatales causent du tort, n’ont pas d’impacts ou sont optimales pour le bébé et ses parents tant au plan physique que psychologique (émotionnel) à court, moyen et long terme.

Dans bien des cas, il serait assez simple d’apporter de petits changements pour que les premières heures (jours) du bébé dans notre monde soient à la hauteur de ses attentes et à celles des ses parents.  Un nouveau-né fonctionne par réflexes (instinct) et chaque stimulis induit une réponse, une simple règle de cause à effet. Le bébé ne connait pas les intentions derrières les gestes, il répond avec son corps. Un bébé qu’on désorganise, sera désorganisé et par conséquent, il n’aura pas le comportement attendu parce que justement nous l’avons désorganisé!

En plus des protocoles, il faut questionner les gestes et les mots utilisés lors de la naissance, du séjour et aussi du suivi. Il ne faut jamais oublier que pour les familles, donner naissance est un moment important (qui vient avec un gros truck rempli de questions, d’angoisses, d’incertitudes), que ce moment a été attendu, préparé, rêvé et avec le cocktail hormones-émotions certains gestes, certaines paroles peuvent avoir des répercussions très importantes. Un bon mot bien placé donne tout le courage à une maman qui en a besoin mais une ânerie ou une platitude vide de sens peut très bien la démolir à long terme.

Vous, professionnels de la santé œuvrant en périnatalité, avez un privilège immense de faire partie d’un moment aussi significatif soit la naissance et l’accueil d’un être humain. Et pas juste d’un être humain mais aussi la naissance d’une famille qui enrichira notre communauté. Les familles s’appuient sur vous, elles vous font confiance pour que tout se déroule du mieux possible parce que pour eux ce moment n’est pas de la routine, mais une étape majeure de leur vie. À chaque naissance, il y a la naissance d’une maman, d’un papa, d’une sœur, d’un frère, de grand-parents, etc. Vous avez le privilège d’être aux premières loges mieux vous êtes l’équipe technique du plus merveilleux des spectacles. Céline, sans son équipe technique, ne serait pas LA Céline.

De toute évidence, le savoir être ne s’apprend pas l’école. Sans compter que pour se remettre en question, il faut faire preuve d’humilité; ceci manque cruellement dans le réseau de la santé comme dans la société en général, j’imagine.  Les professionnels de la santé ont certaines responsabilités dont la première, celle proposée par un monsieur né beaucoup d’années avant J-C, oui Hippocrate, qui stipule : au moins, ne cause pas de tort (ou quelque chose du genre) qui se résume aussi par : au moins, ne dis pas d’âneries!!! Pour évaluer la perception des gens en regard au savoir-être des intervenants, les CSSS auraient avantages à questionner anonymement la clientèle sur leur ressenti face aux soins reçus.

Bien sur que l’intention derrière les mots qui tuent n’est pas de nuire volontairement. Je ne peux pas croire que quelqu’un se lève le matin en se disant : «tiens je vais aller démolir émotionnellement une nouvelle maman aujourd’hui.»  Mais la non intention de nuire intentionnellement ne justifie pas l’utilisation des mots qui tuent et encore moins des gestes inappropriés. Vous, comme nous tous,  êtes imputables de vos paroles autant que de vos gestes. C’est de votre devoir de demander la permission et d’expliquer correctement tous les tenants et les aboutissants de tous les gestes à poser avant de toucher une femme ou son enfant. Vous avez le devoir de donner toute l’information disponible et nécessaire à la prise de décision éclairée au principal intéressé, ici un parent. C’est dans vos codes de déontologie respectifs. Absolument rien ne peut justifier l’utilisation de la peur (c’est de la manipulation et de l’abus de pouvoir) et encore moins de donner une information complètement contraire aux données scientifiques pour faire, ou non, une intervention. Par exemple : dire à un parent que son bébé va se vider de son sang si on laisse le cordon finir de pulser avant de le couper. Juste pour pouvoir couper le cordon quand ça vous chante. De plus, c’est totalement faux. Votre pratique doit être appuyée sur les données probantes et uniquement les données probantes. Vos valeurs personnelles, vos croyances religieuses, vos préférences ergonomiques ne doivent en aucune circonstance dicter votre pratique, et surtout lorsque des données probantes démontrent qu’elles peuvent nuire à la santé de la mère ou de l’enfant, tel que : obliger une femme à accoucher en position gynécologique et encore moins lorsque qu’elle exprime vouloir faire autrement. Non mais c’est la femme qui accouche, pas le docteur à ce que je sache!

Je suis outré, découragée, peinée de constater, via tous les témoignages que je reçois en privé ou sur ma page Facebook, qu’en 2014 autant de professionnels de la santé font preuve de manquements graves à l’éthique, d’abus de pouvoir et de manipulation. Chaque membre de la société, par ses impôts, contribue à la formation des professionnels de la santé ainsi qu’à leur rémunération. Je trouve assez scandaleux de constater tout le mépris que certains ont à l’égard des gens qu’ils sont supposé servir avec diligence et bienveillance.

Vous pensez que j’exagère, après tout je suis la fatigante qui chiale tout le temps, allez lire ces quelques exemples puisées sur ma page Facebook

  • 7 aout 2012 à L’hôtel Dieu de Saint-Jérôme. Le lendemain que j’ai donné  naissance à ma première fille. Je suis confiante mais nerveuse car bébé pleure beaucoup. Pendant une de ses crise lors de la mise au sein je me également à pleurer. Une infirmière auxiliaire lance à une autre infirmière en face de moi; « Tu vois ben ça marche pas, a pas confiance en elle! »
  • Mars 2010, St-Luc. Pendant l’accouchement on réalise que mon bébé est en siège (surprise). Réaction de l’infirmière quand le médecin annonce le siège : « Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe! ». Extrêmement rassurant pour les parents. Ça m’a fait paniquer.
  • Novembre 2009,  l’infirmière en voyant mes tous petits mamelons roses. « iiiiiii des petits mamelons roses, l’allaitement ça va te faire mal! » J’ai eu peur et pas du tout envie d’allaiter…
  • Octobre 2012: j’avais fait un plan de naissance indiquant à la gynécologue que je voulais laisser battre le cordon. Elle ne voulait pas disant que bébé allait se vider de son sang. Je n’ai heureusement pas accouché en sa présence.
  • Avril 2011, J’ai dit: mon mari va vous donner mon plan de naissances signé par la doc. Une infirmière m’a répondu: on n’a pas le temps, vous êtes le 5eme accouchement ce soir. Faites-le verbalement… Je me suis sentie non-respectée. J’avais demandé à ce qu’on parle à mon mari pour connaître mes besoins car je faisais autohypnose. Ben à chaque contraction, on venait me sortir de ma bulle en me demandant comment était la douleur, si je souffrais, si ça faisait mal… (Ah, mettre l’emphase sur la douleur… Le meilleur moyen de se déconcentrer…)
  • Nov. 2009 CLSC l’infirmière qui fait le suivi de poids de mon bébé prématuré de 1 semaine (né à 35s.a.) Bébé qui buvait A1. « Faudra faire boire bébé au 2 h s’il s’endort au sein, prendre une débarbouillette d’eau froide pour le réveiller » Ce que j’ai fait scrupuleusement durant une semaine jusqu’à la pesée suivante cette fois à l’hôpital, où une autre infirmière me dise de ne surtout pas faire ça… Je me suis sentie plutôt perdu et complètement désorientée…
  • Septembre 2010, général juif, bébé « ronfle » malgré qu’il est éveille, maman inf. et papa inhalo savent qu’il a besoin qu’on aspire ses sécrétions pour l’aider un peu, et en le demandant, l’inf. du moment regarde mon chum et lui dit : tu sais sûrement mieux que moi comment faire, vas-y papa! Évidemment qu’il la fait, on n’avait pas confiance en eux…  Colère, frustration, déception.
  • déc. 2007, st-jean l’infirmière qui me trouve des mamelons invagines (ah bon!), alors qu’ils sont érectiles et bien normaux. Insécurité et sentiment de corps inadéquat
  • aout 2009 ch hôtel dieu st Jérôme : le médecin qui a mis bébé au monde manquait grandement de savoir vivre et de savoir professionnel. au bout de 36h de travail dont 3h de pousser, elle racontait a sa stagiaire (entre les pousser) les cas ou maman descendait durant l’accouchement et que bébé aussi. et quand bébé et moi avons été dans un état critique, tout ce qu’elle a trouvé à nous dire c’est : dépêche-toi de sortir ton bébé pcq il va mourir par ta faute et je ne ferai rien. la stagiaire à pleurer sa vie, et l’infirmier a dû intervenir. affreux pour les parents lorsque c’est un premier bébé. la preuve que tu n’es pas un doc grâce à ton savoir de quand et comment dire les choses.
  • mars 2012 au ch hôtel dieu st Jérôme : une infirmière ma dit, au bout de mon 8eme heure en ligne d’allaitement, que je n’avais pas de lait et que je devais arrêter de m’acharner à donner le sein a bébé de 3 jours. elle est arrivée pour m’élever bébé et lui donner un biberon. je me suis lever et je l’ai arrosé de mon lait en lui disant : maintenant si vous le voulez bien je vais reprendre mon bébé pour finir de le nourrir de mon lait. elle est restée figer et ne ma plus reparler.  à noter qu’à mon premier bébé elle voulait faire venir la dpj car bébé ne voulait pas boire car il souffrait de constipation et blocage urinaire. (une couche en 3 jours de vie). elle disait que je ne voulais pas nourrir mon enfant et le faire mourir de faim.
  • Mars 2012, st-Jean-sur-richelieu. La sage-femme me transfère au docteur parce que le cœur de mon bébé ralentit trop. Le docteur entre dans la salle d’accouchement pendant la poussée, avec toute sa « crew » d’infirmières et ça me sort de ma bulle. Je m’exclame « oh! Trop de monde! » Et le docteur de dire à ma sage-femme « heille, elle a donc ben d’l’air bête elle! » Le même doc me faisant mes points de suture à frette: « ben là madame, vous venez de sortir un bébé, c’est ben pire que ça! » Parce que j’avais mal et que je l’exprimais. Le même doc m’a menti en me faisant croire que le cordon avait cessé de battre malgré ma demande expresse d’attendre, juste pour pouvoir le couper + vite. Il a dit, et je cite : Ben là madame, c’est fini, ça sert pu à rien ». Ce que j’ai interprété comme voulant dire « le cordon a fini de battre ça sert pu à rien d’attendre ». Cela signifiât plutôt « c’est fini, votre bébé est né, ça sert à rien vos lubies de grano » Je me suis sentie infantilisée et j’ai vraiment senti que j’étais une corvée pour le médecin alors que ça devait être le + beau jour de ma vie!
  • Anna-Laberge Juin 2010: Mais madame, arrêter de respirer comme ça vous allez faire mal au bébé! (Elle me check… Et appelle la cavalerie comme si j’allais exploser parce je suis à 9+.)
  • Hôpital Pierre Boucher, octobre 2005. Je suis en travail depuis bien longtemps. Mon travail avance très peu. Le doc se pointe et me dit : « Madame, je ne veux pas vous mettre de pression, mais la dame qui est arrivée en même temps que vous, bien elle a accouchée il y a déjà 1h! »
  • Centre hospitalier Pierre-Legardeur, une doc qui répond à son cellulaire pendant que je pousse depuis 30 minutes pour sortir mon bébé décédé à terme (donc elle est entre mes jambes…), est-ce qu’on appelle ça « inadéquat »? son chum qui se renseignait pour le souper… ça m’a marqué et j’ai tellement senti qu’elle ne voulait juste pas être là! j’avais l’goût de lui crier de partir, qu’on allait s’arranger…
  • Hôpital LaSalle en juin 2007: tentative d’AVAC. J’suis en travail actif depuis plusieurs heures, mon doc est confiante que ça ira bien. Rendue à 7cm, tête engagée pas moulée…. Le doc fini son shift, l’autre doc entre et se présente puis, m’engeule comme du poisson pourri  »c’est très dangereux ce que tu fais là » et m’énumère tous les risques relatifs à l’AVAC. Je lui réponds que je sais ce que je fais, que je me suis informée et que c’est bien ce que je veux. Malheureusement, cette argumentation a suffi à me sortir de ma bulle et le travail (rendu à 7 1/2 cm) a ralenti un peu trop. S’est ensuivi le bla-bla de  »tu vois¸ il y a un problème, ça prend une césarienne » avec toutes les peurs de  »tu risques la vie de ton bébé si tu ne vas pas en césa »… J’ai accepté la césa. Pendant qu’on me préparait pour aller en césarienne, une infirmière m’a dit que j’avais fait le bon choix car mon utérus risquait d’exploser comme un ballon avec un AVAC!!!  J’ai été choquée du grand manque de confiance et de respect envers ma décision. La grande ignorance de l’infirmière m’a surprise et choquée. Au final, j’ai eu beaucoup de difficulté à passer au travers cette épreuve. J’ai vraiment eu l’impression qu’on m’a volé mon accouchement!
  • À ma 2ème lors du congé le pédiatre prescrit vit D (j’avais jamais entendu parle de ça à ma première) je lui dis donc que ce n’est pas nécessaire que j’ai tout dans mon lait. La réponse cinglante : c’est ça une autre grano qui pense tout savoir! Bien venez pas pleurer si votre bébé devient handicapé vous l’aurez cherché! Puis il sort! La rage ressentie !!!!! Et dire que je l’ai eu dans les pattes pendant mes stages infirmière en pédiatrie à Maisonneuve Rosemont ! Mon opinion n’était pas mieux !!!
  • le pharmacien me demande si je bois assez de lait parce que, et je cite : « ça prend du lait pour faire du lait ».
  • Sherbrooke, 2006. 3-4 jours après un accouchement extrêmement difficile et pas comme je l’aurais souhaité, je me plains à ma sage-femme qu’on m’a mise dans une « garde-robe » pendant que mon bébé est en néonat et que ça avait pas d’allure (j’en pleurais vraiment bcp) et elle me répond que de marché une étage pour aller voir mon bébé va juste me faire du bien… Je lui dis que ça pas d’allure si je veux allaiter d’être si loin que je dois tirer mon lait au min au 3 heures et que je veux être présente pour les chacun des boires de mon bébé même si je l’allaite pas encore que je ne vois pas comment je vais réussir, elle me répond : « Ben la veux-tu vraiment allaiter ou non… » Ceci est qu’une minime parti de ce qu’elle a pu me dire, car durant toute la grossesse, elle m’a a dit des âneries ….
  • Mars 2011, St-Jérôme. Premier accouchement, en pleine poussée, l’obstétricienne qui m’a suivie toute ma grossesse est en train de raconter à une infirmière qu’elle a reçue l’appel d’un député quelconque pour X raison, tout en faisant un « Mohawk » à la tête de mon bébé que j’ai à moitié sortie entre les jambes…Je sentais qu’elle voulait détourner l’attention et banaliser le moment. Je comprends qu’elle fait des accouchements à tous les jours depuis très longtemps, mais moi c’était mon premier accouchement, MON moment!
  • Septembre 2009: Donne mon plan de naissance à mon médecin obstétricienne de l’hôpital Sacré-Cœur dans lequel il est mentionné que je ne veux pas accoucher couchée sur le dos et elle me regarde l’air de me trouver complètement illuminé et me dit:  » Ben là tu veux accoucher comment?!? ». Comme s’il n’y avait aucune autre possibilité.
  • S-Jérôme : je suis extrêmement fatiguée, (32 heures de contractions quand même) finalement 7h30 arrive et je fini pas voir la médecin. Elle me demande si les eaux sont ruptures, je lui réponds que non et mentionne que JE VEUX la péridurale avant de rupturer. Elle parle à l’infirmière mais je ne comprends pas ce qu’elles se disent, l’infirmière s’installe à côté de moi sur un petit banc, la Dr s’installe pour me faire un examen, sans me le dire, elle rupture les eaux, l’infirmière me demande de lui dire quand j’ai une contraction, je lui dit, elle se penche sur moi et me pesé sur le ventre si fort que je ne peux plus respire elle refait la même chose pour 3 contractions (me semble qu’une tite marche aurait été tout aussi efficace!). Me voilà les eaux rupturées avec des douleurs atroces et c’est là qu’on me dit que pour la péridurale ça prendra encore au moins 1h. Je me suis sentie trahie et ignorée. J’ai finalement reçu la péridurale à 9h10, j’ai accouché à 9h41 (Après 37h de contractions aux 3 à 5 minutes). Péridurale manquée, maux de tête pendant 3 semaines (besoin d’un blood patch), rétention de placentaire fièvre et faiblesse extrême, curettage 7 jours après l’accouchement.
  • Val d’or, janvier 2014 goûté d’anniversaire d’un ami de garderie : une des tantes du gamin est infirmière et elle parle d’à quel point elle déteste être à la maternité, à quel point ça l’exaspère de faire l’enseignement de l’allaitement et va jusqu’à dire: que c’est bien moins de troubles les PNC et que ça permet d’économiser en couche.
  • Février 2013 Charles Lemoyne,  C’est moi qui se suis fait dire que Dieu lui avait dit de sortir mon bébé! Elle m’a aussi dit que j’avais un gros utérus plein de sang et oulallalala de gros fibromes! A Charles Lemoyne! Je me suis sentie comme un gros utérus anormale seule pcq mon chum devait aller avec la ptite. Pendant que Dieu jasait à ma médecin les infirmières jasaient de leurs téléromans et de leurs soupers du week end. Même si c’est pour elles juste une autre césarienne moi c’est ma première et je freak sur la table! Je tremble de tout mon corps et je pleurs ma vie mais la famille O’hara est nettement plus importante à ce moment! Ma fille est partie en neonat je capote pcq je ne comprends rien et personne ne m’explique… Franchement décevant! Sans raconter mes 7 jours qui ont suivi dans cet hôpital!!!!!
  • Juillet 2011, CHUL. Je suis à 10 cm, la gynécologue s’amène, crève mes eaux et s’installe dans la chaise berçante pour lire la revue du genre « Écho Vedettes » que l’infirmière lui avait amenée (?!?) et jase allègrement avec la dite infirmière du récent mariage du prince William avec Kate ! Je ne me sentais pas très importante ! Jusqu’à ce que ma meilleure amie s’écrie « On voit les cheveux ! », ce qui les a sortis de leur discussion impertinente…   Aujourd’hui j’en ris mais quand on le vit, avec les hormones et les émotions qu’un accouchement amène, j’avais vraiment le goût de pleurer !
  • Mai 2010, Maisonneuve-Rosemont: C’est normal que ça vous fasse mal allaiter, les rousses ont la peau sensible. Je me suis sentie défectueuse. (Et ça a pris 2 mois avant de se rendre compte que la petite avait une luxation de la mâchoire et un frein de langue, sans parler de mon vasospasme). À cause de ce commentaire, j’ai persisté à me faire souffrir inutilement jusqu’à n’en être plus capable, j’ai eu des troubles d’attachement (je voulais redonner mon bébé à l’hôpital), j’ai tiré mon lait et donné le biberon parce que je voulais pleurer quand on suggérait que je donne le sein. De plus, On m’a repris chaque ligne de mon plan de naissance en me faisant le commentaire: « vous savez que votre bébé peut mourir si on fait ça? » (ex: faire une induction graduelle, laisser pulser le cordon, attendre après la première tétée pour faire l’injection de vitamine K et l’onguent dans les yeux).
  • Mai 2010: CLSC Hochelaga: ça va faire moins mal quand tu seras habituée.

 

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